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Du Ricanto à Capo di Feno : Ajaccio et ses plages où il fait bon vivre, bronzer et faire la fête


Rédigé par José FANCHI le Dimanche 3 Septembre 2017 à 18:43 | Modifié le Dimanche 3 Septembre 2017 - 18:47


Ricanto, Lazarettu, Hollywood, le Chantier, Saint-François ( u casté e i Catusciatti), Trottel-Parc Berthault, Bagna Culu, Barbicaja, Ariadne, le Neptune, Palm-Beach, Marinella, le Scudo, le week-end…Et Capo di Feno, bien sûr, vous aviez compris qu’il s’agit de nos plages, dont les plus anciennes ont malheureusement disparu depuis des décennies. L’Ajaccien aime la plage, « sa » plage où il se rend au petit matin pour y prendre son bain mais aussi et surtout pour retrouver les siens, les habitués, pour papoter et refaire le monde.


Du Ricanto à Capo di Feno :  Ajaccio et ses plages où il fait bon vivre, bronzer et faire la fête
Puis il y a les autres plages. Plus éloignées, plus à la mode, fréquentées par la jeunesse dorée ou les amateurs de solitude (encore que) et bien entendu les touristes et autres corses de l’extérieur en mal d’exotisme… à l’image de Capo di Feno, devenue la plage de référence. Il en faut pour tout le monde et pour tous les goûts !

Le Ricantu et Hollywood, que de souvenirs…
Le Ricantu, « Tahiti plage », la grande plage qui mène à la tour de Capitello, que les plus téméraires rejoignaient par la route ou le chemin de fer (le tunnel y compris) la serviette autour du cou et le ballon sous le bras pour y disputer d’interminables parties de football.
Compte tenu des moyens de locomotion peu importants à l’époque, les amateurs n’étaient pas nombreux mais l’été venu, on s’armait de courage pour s’y rendre « en campagnata » et y passer la journée complète. Il y avait bien l’autobus, mais seulement jusqu’à Aspretto, le reste se faisait à pied…ou en stop ! Le succès de cette plage survint au début des années soixante, avec le développement des transports urbains et la voiture, bien plus accessible…
Aspretto justement, le terminus pour le bus mais pas pour les loisirs car sur le chemin menant à la Base du même nom, se trouve une toute petite plage au pied de ce qui était autrefois un hôtel. Pas très grand mais combien convivial ce petit morceau de sable et ses quelques mini-criques mises à profit par bien des ajacciens pour y passer un moment tranquille. Aujourd’hui, la plage du Lazarettu est très fréquentée.
Rappelez-vous la petite plage d’Hollywood, située juste en face de la grande surface des salines et du stade Jean Lluis, l’établissement « chez Tony et Paula » où les ajacciens aimaient à se retrouver au son de l’accordéon. Une buvette, une superbe terrasse style « guinguette » sur la mer et de la musique, beaucoup de musique, ainsi que le grand mur qui séparait la plage de l’Amirauté (fermée au public) et le plongeoir. Il y régnait une ambiance familiale, bon enfant. Hollywood était la plage à la mode, celle où il fallait voir et être vu. La jeunesse ajaccienne fréquentait assidument ce dancing du bord de mer où la plage de sable fin était noire de monde l’été venu. Bal, pédalos, plongeoir, matches de foot, on ne s’ennuyait que très rarement sur cette plage que les moins de quarante ans n’ont pas connu…
En suivant la voie de chemin de fer, le long de l’actuelle rocade et en contournant le port de l’Amirauté fermé par l’immense mur de granit et la gare, on rejoignait l’autre plage des ajacciens, le Chantier, prolongé par le quai du Margonajo, avec ses établissements et ses cabines. Les ajacciens du centre-ville fréquentaient cette plage plutôt que celle de St François, réservée à ceux de la vieille ville. L’été venu, il y avait foule et l’ambiance y était chaleureuse. Les plaisanciers et les pêcheurs profitaient de la pente douce pour y tirer leurs barques sur le sable afin de procéder au carénage annuel.

St François, la bien-nommée
San Francè, i Catusciatti, u Casté, à marina di i Gigi, que de noms évocateurs pour cette magnifique plage courue par le tout Ajaccio dès le mois de mai. La plage, ou ce qu’il en reste selon le mouvement des marées, peut s’avérer très large ou simplement constituée par un simple bandeau de sable où les places deviennent alors très chères. Cette année, la largeur du banc de sable semble parfaitement convenir si l’on en juge par la forte fréquentation. Une aubaine.

A quelques encablures, se trouve la plage Trottel, de la place du même nom, devenue une référence en matière de propreté et de fréquentation. Longue et très large, elle y accueille des centaines de baigneurs dont la plupart des résidants des quartiers alentours. Aujourd’hui, elle est devenue (en partie) plage sans tabac…

Les plages de la rive nord
Sur la route menant aux plages de la rive nord de la ville, on trouve encore quelques espaces bien tranquilles à l’image de la chapelle des Grecs dont les quelques minuscules criques sont fréquentées à la belle saison mais aussi en hiver pour les amateurs d’oursins, puis ce merveilleux endroit peu après le cimetière marin que les « anciens » appelaient Bagna Culu, en raison de ses rochers creusés par la mer, pour la plupart ayant la forme d’un bidet où l’eau de mer stagne et se réchauffe au soleil. Lieux très fréquentés par les premiers baigneurs au siècle dernier qui partaient de très bonne heure pour y passer la journée et faire la campagnata (ou merendella pour nos amis de Haute Corse !). Nous voilà à Barbicaja, l’une des belles plages de la route des Sanguinaires, suivie de
l’Ariadne, sans doute la plus ancienne, celle-ci très fréquentée au début du 20 e siècle par les touristes anglais de l’hôtel des Etrangers. Plus loin, en enfilade, le Neptune, autre rendez- vous des ajacciens, le Palm-Beach et enfin Marinella, elle aussi célèbre car proche de la résidence de l’enfant d’Ajaccio, Tino Rossi, propriétaire du Scudo.
Avant de gagner la célèbre plage du week-end et ses quelques criques (et les paillotes) de sable fin, quelques petits endroits de rêve que les initiés connaissent et fréquentent avant la pleine saison pour y bronzer en toute quiétude… Sans oublier la très belle étendue de sable du Morea-Beach, de plus en plus courue pour la qualité de son eau cristalline.
Capo di Feno enfin, le « petit » et le « grand », les deux coins cachés des Ajacciens mais aussi des surfeurs, des amoureux de grandes étendues calmes et reposantes. Capo est devenu en quelques décennies la destination préférée des Ajacciens et des touristes. Comme dirait la pub, « Capo, c’est le plus proche des paradis… »




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