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Droga : L'éducation pierre angulaire du dispositif de prévention selon Corsica Libera


Rédigé par Petru Lucchini le Jeudi 20 Avril 2017 à 19:18 | Modifié le Jeudi 20 Avril 2017 - 22:42


Le mouvement tenait une conférence de presse jeudi matin devant le Rectorat à Ajaccio. Une cinquantaine de militants étaient présents. Plusieurs objectifs : le premier était bien évidemment de rappeler que la lutte contre ce fléau a de tous temps été l’une des priorités du mouvement national. Le second : mettre l’accent sur l’importance capitale des politiques mises en œuvre en termes d’éducation, et la nécessité d’une synergie totale avec les dispositifs de sensibilisation.


Droga : L'éducation pierre angulaire du dispositif de prévention selon Corsica Libera
Une évolution violente en trente ans 
 
La drogue, quasiment absente dans l’île au début des années 80, y est aujourd’hui omniprésente. Cette réalité, longtemps occultée par les services de l'Etat, est désormais reconnue par tous. Depuis deux ans, si le problème semble avoir pris une nouvelle dimension – avec notamment des saisies historiques, et le démantèlement de plusieurs trafics – c’est aussi selon le mouvement la marque d’une dérive qui s’installe.
 
« Les dernières saisies opérées démontrent un changement d’échelle en cours ces dernières années en vue de structurer et pérenniser un marché de la drogue dans l’île. La liste des faits divers s’y rattachant s’égrène chaque jour dans les médias, marque d’une violence insidieuse, mortifère, qui frappe notre société entrainant de nombreuses problématiques :
 
– morale, affective et financière conduisant à l’éclatement et à la désagrégation de l’espace familial,

– structurelle, avec l’émergence de nouvelles franges de voyous engrangeant des bénéfices importants,
 
– sociale, car le flux et la quantité de liquidités issus du trafic provoquent de dangereuses concurrences entre trafiquants, mais aussi des réactions envers toute représentation sociale ou institution s’opposant à ce système et à ses dérives,
 
– économique, car la masse de liquidités issue du trafic se réinvestit rapidement et pervertit une situation déjà fragile.
           
– sociétale enfin, car heurtant une société en lutte pour sa survie, devant faire face à un processus de désagrégation aggravé par l’impact économique de la revente de drogues.
 
Cette revente s’effectue en plein jour, devant les écoles et collèges, dans les rues des villes et villages, ruinant les familles et représentant une menace mortelle pour le Peuple Corse.

On assiste ainsi à la montée en puissance de petits voyous contrôlant ce trafic lucratif au bénéfice de bandes qui en réinjectent les énormes profits dans l’économie. Ce trafic de stupéfiants, devenu un des piliers de l’implantation des réseaux criminels, s’étend. Les bénéfices générés permettent l’acquisition de biens, alimentant ainsi la spéculation immobilière.
 
De plus en plus de jeunes dealers ou toxicomanes sont incriminés dans des affaires criminelles. Notre société est doublement touchée, subissant les ravages de la consommation de drogues et le contrôle d’une partie de son économie – et de ses emplois – par des groupes criminels se livrant une guerre sans merci, mettant y compris en danger les simples citoyens. »

​Corsica Libera a ouvert sur ces points-clefs sa conférence de presse, en rappelant que l’île bénéficie du taux de policiers par habitant le plus élevé. Le mouvement a aussi tenu à souligner que ces moyens importants ont été trop longtemps « dirigés uniquement contre les nationalistes ». 

 
Un combat sur tous les fronts
 
Les différentes structures nationalistes ont depuis des années dénoncé la progression des trafics liés à la drogue, mais les volets préventif et pédagogique, sur lesquels ils insistent, ont souvent été occultés.
 

Témoignage de Pierre Poggioli
 

« L’État, soutenu par une partie de la classe politique traditionnelle, a longtemps privilégié la répression politique, indifférent à la transformation mafieuse de notre société. Il est temps d’avoir le courage politique de prendre le mal à la racine. C’est notre responsabilité en tant que nationalistes. Le mouvement a longtemps dénoncé la progression des trafics et de la consommation des drogues dans notre société. Nous l’avons combattue activement, mais aussi avec pédagogie.

L’importance et la complexité du problème lui donnent une grande responsabilité politique. La défense des intérêts du peuple corse et de sa jeunesse, la préservation de ses valeurs morales, culturelles, sociales, structurant notre société lui imposent de développer des propositions concrètes. Il est aussi nécessaire de structurer autour de la prévention, l’éducation, la pédagogie, auprès des jeunes comme des parents. Cette politique doit aller de pair avec leur prise en charge et leur accompagnement par les acteurs sociaux et les soignants.

Les campagnes de prévention – sensibilisation – dénonciation doivent s’insérer dans un projet de développement économique, social et culturel pour la Corse. Ce projet doit privilégier l'éducation, la formation, l’emploi et le logement pour tous. Ce sont là nos priorités, pour parvenir à un avenir serein et épanoui sur la terre de Corse, et pour nos enfants. »




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