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Deux cas de Fièvre catarrhale ovine (FCO) à sérotype 4 détectés en Haute Corse


Rédigé par le Vendredi 31 Mars 2017 à 10:16 | Modifié le Vendredi 31 Mars 2017 - 10:28


Après un premier foyer insulaire détecté le 1er décembre 2016 à Bonifacio, le laboratoire national de référence de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) vient de confirmer des résultats positifs de fièvre catarrhale ovine (FCO) sur deux bovins sans signe clinique apparent. Ces prélèvements ont été réalisés à l’abattoir de Ponte-Leccia dans le cadre de la surveillance programmée où 60 animaux sont prélevés chaque mois par les services vétérinaires pour vérifier l'absence de circulation virale.


Deux cas de Fièvre catarrhale ovine (FCO) à sérotype 4 détectés en Haute Corse
Dans un communiqué le préfecture de Haute-Corse souligne que que "D'ores et déjà, la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) a mis en place des mesures pour prévenir la propagation de la maladie : les élevages ont été placés sous surveillance renforcée et les mouvements d'animaux ont été bloqués au sein de chaque exploitation.


La FCO est due à un virus transmis par des insectes vecteurs, les culicoïdes, et peut provoquer des baisses de production et des mortalités importantes chez les ruminants (ovins, caprins, bovins). Elle n'est pas transmissible à l'homme. Il existe plus de 25 souches (sérotypes) de FCO, plus ou moins pathogènes. Le sérotype 4 mis en évidence a déjà été à l'origine d'une importante épizootie en 2003 en Corse.


Les acteurs du sanitaire étaient en alerte depuis que la Sardaigne a notifié, en début d'année 2016, des foyers dans la région de Cagliari. A la demande des représentants des éleveurs, des vaccins sont disponibles depuis mai 2016. Le coût des vaccins ainsi que l'acte de vaccination sont intégralement pris en charge par l'Etat.
Sur des animaux non immunisés, la vaccination nécessite deux injections à 3 à 4 semaines d'intervalle et la protection n'intervient que 3 semaines après la seconde injection chez les ovins, 5 semaines chez les bovins. L'apparition de la maladie au début du printemps coïncide avec une reprise de l’activité des vecteurs et il est donc important de vacciner rapidement les troupeaux qui ne le seraient pas. Les éleveurs concernés sont fortement encouragés à contacter leurs vétérinaires sanitaires au plus vite.


La maladie se manifeste chez les ovins principalement par de la fièvre, une salivation excessive, un œdème du museau, une cyanose des muqueuses (langue enflée et colorée en bleu), des boiteries, un amaigrissement pouvant conduire à la mort des animaux ou à une guérison lente avec d’importantes pertes économiques. Tout éleveur constatant ces symptômes doit contacter son vétérinaire sanitaire dans les meilleurs délais afin de procéder aux examens et analyses nécessaires.


Les pertes de productions et les mortalités sont susceptibles d'être indemnisées par le Fonds national agricole de mutualisation sanitaire et environnementale (FMSE) pour les éleveurs qui adhèrent à la section spécialisée Ruminants de ce fonds depuis plus d'un an, qui sont à jour de leurs cotisations et qui ont satisfait à leurs obligations réglementaires, notamment celle de faire vacciner les animaux des espèces sensibles."




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