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Constant Sbraggia : "Pourquoi j'ai rejoint Simon Renucci"


Rédigé par le Mercredi 12 Février 2014 à 23:02 | Modifié le Jeudi 13 Février 2014 - 00:37


Constant Sbraggia, animateur radio, journaliste, écrivain engagé, que l'on ne présente plus à Ajaccio, a décidé de rejoindre Simon Renucci qu'il n'a pas manqué de vivement critiquer dans un passé récent. Il explique les raisons de son ralliement au maire sortant avant les prochaines échéances municipales.


Constant Sbraggia : "Pourquoi j'ai rejoint Simon Renucci"
"J’ai toujours considéré qu’il y a quelque chose de loufoque, et de dangereux, à s’opiniâtrer dans la tentation du pouvoir partisan. Le pseudo débat idéologique qui prévaut de tradition n’est en fait qu’un cache misère qui exonère les uns et les autres d’une véritable réflexion sur la ville. Au fond, on  préfère la politique – ou plutôt la tambouille électorale - à l’objet du mandat qu’on brigue. Autrement dit, on veut faire gagner la droite ou la gauche avant de faire gagner la ville. A propos. La droite, seule, pourra-t-elle nous offrir un meilleur sort ? La gauche, seule, le pourra-t-elle ? Les nationalistes, seuls, le pourront-ils ? Pourquoi choisir la meilleure ou la moins mauvaise de ces options devrait être la seule hypothèse ? Si ce n’est pour satisfaire les ambitions des partis politiques qui ont pris les citoyens – en l’occurrence, la ville – en otage ?
L’UMP pourra toujours se réfugier derrière les erreurs du moment, elles cachent celles d’hier, c’est commode, mais guère pertinent. L’alternance suppose davantage de hauteur. Rien de grand ni de durable ne se fera les uns contre les autres ou les uns sans les autres. Chacun de nous, dans son for intérieur, en conviendra.
Laurent Marcangeli a choisi de « rassembler la droite », quand je pense qu’il est  nécessaire de rassembler les Ajacciens. J’ai pour ses colistiers (et lui-même) un vrai respect, parfois de l’affection, mais je n’ai ni lien ni rapports politiques avec eux. Et puis le projet de l’UMP reste désespérément flou. Laissant finalement entendre que le programme, c’est la droite. Peut-être est-ce légitime au plan politique, ce n’en est pas moins léger. La démarche ne m’a pas convaincu, ne me donne pas confiance pour la ville. Les fractures politiques, la déliquescence de notre société, la violence de la crise économique, la violence faite à la culture, la violence faite souvent à la dignité citoyenne, la violence faite à l’enthousiasme naturel de la jeunesse ont fait perdre jusqu’au sens même du mot « commune ».Reconstituer le tissu communautaire s’avère le chantier préalable à toute ambition vraie. Les clivages politiques y font obstacle. Je rappellerai que la solidarité est une part importante de l’identité ajaccienne. Elle suppose aussi le partage des responsabilités.
En 2008, j’ai essayé de rassembler des talents, sans tenir compte des origines politiques, uniquement sur des bases programmatiques. En vain. J’ai à nouveau essayé, en 2014. Sans plus de réussite. J’ai chaque fois écrit un livre qui stigmatisait la gestion du maire sortant. Je ne prétendrai donc pas aujourd’hui que cette gestion m’a satisfait. Je suis cependant l’auteur d’articles extrêmement critiques et de chroniques violentes sur la droite, parus dans ce même laps de temps. Je n’appartiens à aucun parti politique, je n’ai jamais été élu ni même candidat. Je suis un homme libre. Je suis centriste (d’aucun diront du « centre-droit », ça me va). Mon seul parti c’est Ajaccio, ma ville.
En rejoignant Simon Renucci, je choisis la culture du contrat social à la culture de l’affrontement. En rejoignant Simon Renucci, je ne fais pas le « grand écart » : je mets un coup de pied dans la fourmilière. Je suis définitivement fier de représenter le centre sur sa liste de rassemblement. Elle réunit des personnalités qui n’ont qu’une ambition, oeuvrer pour Ajaccio, cette ville qu’eles aiment passionnément, au-delà de leurs convictions politiques. Comment aurais-je pu ne pas en être ?
Quant à mon rôle, et pour ceux qui s’en inquiètent, il s’agira simplement d’ouvrir un important chantier culturel, propre à métamorphoser la ville, dont la part la plus ambitieuse est la création d’une Ecole Nationale des Arts. La culture comme enjeu du futur ? Ca me va aussi."



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