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Comité d'entreprise suspendu à la SNCM : Les élus demandent la réunion du conseil de surveillance


Rédigé par le Mercredi 29 Octobre 2014 à 22:58 | Modifié le Jeudi 30 Octobre 2014 - 01:41


Le comité d'entreprise de la SNCM qui s'est tenu mercredi a été suspendu jusqu'à… lundi. A son terme avec l'ensemble des élus les représentants de la CFE-CGC SNCM ont demandé la tenue en urgence d'un Conseil de Surveillance.


Comité d'entreprise suspendu à la SNCM : Les élus demandent la réunion du conseil de surveillance
Pierre Maupoint de Vandeul  et Maurice Perrin expliquent pourquoi dans un communiqué.

"Alors que le médiateur Gilles Belier, avec l'ensemble des participants à la médiation en préfecture hier, a fait le constat du temps perdu et de l'absence de garanties sur le scénario de "discontinuité" demandé par les actionnaires et ce sur l'ensemble des thèmes : Contentieux européens- Projet industriel- Volet social - recherche de repreneurs
- Alors que les réponses du Secrétaire d'Etat Alain Vidalies données aux personnels hier mettent en avant un point bloquant majeur: La commission ne validerait pas, en l'état, la transmission du Contrat de Service Public 2014-2023... (Point qui nous a amené hier soir à qualifier le dépôt de bilan - redressement judiciaire, dans ces conditions, comme un véritable toboggan pour la liquidation...)
 - Alors qu'une procédure de conciliation vient de s'ouvrir au Tribunal de Commerce de Marseille avec deux administrateurs chargés d'avancer dans un temps court mais nécessaire sur la sécurisation d'une restructuration quelle qu'elle soit avec l'expertise de toutes les solutions possibles...
L'actionnaire TRANSDEV semble vouloir délibérément ignorer ce triple constat et confirme sa volonté d'aller au plus vite au Tribunal de Commerce en exigeant le remboursement anticipé de ses prêts d'actionnaires théoriquement valides jusqu'en juin 2015.

TRANSDEV  provoquerait ainsi la cessation de paiement anticipée de sa filiale, en siphonnant ses  liquidités, compte de Napoléon Bonaparte inclus avec quelques 35 M€ disponibles, ce que nous avons déjà largement condamné.
La direction de la SNCM, auprès des représentants des Personnels réunis en Comité d'Entreprise, a repoussé cette vérité en annonçant un "risque très probable" .
Cependant, au comble de la duplicité à l'égard des personnels et des élus elle a confirmé, dans la foulée et de manière bien plus explicite pour les journalistes de la chaine publique, sur France Info, la perspective de forcer le dépôt de bilan en début de semaine prochaine.
Au vu des incertitudes grandissantes et largement mises en évidence hier soir, nous condamnons cette accélération suspecte faite sans pesée de risques réels.
Le discours tenu en externe, destiné à masquer aux médias et à l'opinion publique les réalités du dossier ne s'adresse pas aux personnels de toutes les catégories, et encore moins aux élus informés et présents en préfecture hier.

Il s'agit d'une manipulation pure et simple qui déshonore actionnaires et direction qui ne cherchent qu'à gagner du temps pour détruire au plus vite la compagnie sans en assumer toutes les conséquences.
Cette manipulation vise aussi à spolier les salariés de leurs droits individuels et collectifs en les plaçant face au tribunal de commerce dans la pire des situations de faiblesse.
Transdev et Veolia refusent de financer le volet social alors que leur action entrainera des pertes d'emplois maximales et veulent siphonner la trésorerie disponible de la SNCM.
L’intérêt social de la SNCM et de ses salariés est aujourd'hui plus que jamais menacé car aujourd'hui rien ne permet de valider la thèse plus que farfelue du Redressement judiciaire "Technique"...

 L'Etat qui a, au plus haut niveau, validé en juillet la perspective d'un redressement judiciaire "technique" sous contrôle de la négociation gouvernement-commission européenne-collectivité de Corse, doit reprendre la coordination de ce dossier et ne pas laisser perpétrer le crime économique, social, financier et industriel que des actionnaires "privés" (la Caisse des Dépôts et Consignation détient 50 % de Transdev et quelques 10% de Veolia...) sont en passe de perpétrer.
La 4eme séance de médiation prévue pour la journée entière du 18 novembre doit avoir lieu dans les conditions prévues hier par tous les participants.
La procédure de conciliation au tribunal de commerce doit prendre le relai de la médiation dans de bonnes conditions d' honnêteté et de loyauté à l'égard des parties représentées, et avec l'articulation suffisante prévue avec le médiateur et l'Etat.

 


Un'articulu, una bandera





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