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Cantonale partielle de Bastia III-José Martelli et Anne-Marie Piacentini : "La Gauche, c'est nous"


Rédigé par le Samedi 17 Septembre 2016 à 12:07 | Modifié le Samedi 17 Septembre 2016 - 19:40


José Martelli et Anne-Marie Piacentini et leurs suppléants Anthony Muratori et Henriette Biancarelli "candidats de l'union de la gauche et faisant partie de la majorité départementale dès 2015" - ainsi que l'a souligné samedi matin José Martelli, solliciteront les suffrages des électeurs les 2 et 9 Octobre prochains pour l'élection cantonale partielle de Bastia 3. L'annonce a été faite en présence de Emile et Jean Zuccarelli, Juliette Dominici, Jean-François Paoli et d'autres "cadres" du PRG bastiais.


Henriette Baccarelli, José Martelli, Anne-Marie Piacentini et Anthony Muratori (De gauche à droite) : "La Gauche, c'est nous !"
Henriette Baccarelli, José Martelli, Anne-Marie Piacentini et Anthony Muratori (De gauche à droite) : "La Gauche, c'est nous !"
"Nous avons un adversaire principal. C'est le binôme José Gandolfi- Emmanuelle de Gentili. Mais nous n'allons pas faire de campagne contre des gens ou contre des binômes" a souligné d'emblée, José Martelli. "Non nous allons surtout faire une campagne au niveau des gens. Nous allons aller dans les immeubles et les appartements et dans toutes les rues du canton pour prêcher la bonne parole."
Mais José Martelli est réaliste quant au rôle du futur conseiller départemental.
"Il reste un an avant l'avènement de la collectivité unique. Il ne faut pas dans ce cas être démagogues et promettre cent mille choses. On ne fera pas de route. On  ne fera pas d'écoles. on ne fera pas de musées. Mais nous avons quand même axé notre campagne sur trois priorités".
Et de citer la Collectivité unique. "Nous serons au Département très proches des autres élus pour préserver la force de Bastia au sein de cette collectivité. Nous avons un peu peur, mais nous essayerons de défendre la ville au mieux de ses intérêts."
Cité aussi l'office public de l'habitat de la Haute-Corse. " Nous serons aux côtés du président de l'office pour poursuivre les rénovations des logements anciens et pour essayer de mettre sur pied la réalisation de nouveaux appartements".
Troisième priorité du binôme Martelli-Piacentini : La politique sociale. "La principale compétence du département, c'est le social. Anne-Marie Piacentini a, déjà, fait beaucoup dans ce domaine. Je serai à ses côtés pour l'aider…"


Le ton de l'intervention de José Martelli est devenu ensuite plus polémique. " Je veux revenir sur cette phrase qui m'a un peu choqué. Lorsque l'on dit : " la gauche, c'est nous", cela voudrait dire que nous ne le serions pas. Je n'ai pas aimé l'entendre. Comment peut-on dire cela lorsque l'on sait que Anne-Marie Piacentini  et son époux sont membres du PRG depuis 30-35 ans, que leurs enfants sont PRG et élus dans diverses communes ? Que personnellement je suis au PRG depuis 15 ans ? Nous avons mené des tas de campagnes. Nous en avons perdu quelques-unes, sous la bannière de la gauche et du PRG.  Nous en avons, aussi, beaucoup gagné - toujours à gauche - et nous avons encore aidé des hommes et des femmes de gauche à gagner des élections. Je m'insurge contre cette affirmation : la gauche, je vous le certifie, c'est nous. De la même façon, dire que le Parti Communiste n'est pas de gauche me semble d'une incohérence totale".
Et destiné à qui de droit : "Nous reviendrons donc pas sur notre légitimité. Je ne vois donc pas pourquoi on changerait en chemin une équipe qui, malgré  les manœuvres qui ont entaché la consultation, a failli gagner avec plus de 49% au second tour de la dernière élection…"

"Nous allons gagner l'élection"

- Est ce qu'il y aura un soutien automatique au candidat de gauche qui arrivera en tête au premier tour ?
- Là, on est dans la politique fiction. Nous allons à cette élection parce que nous serons, bien sûr, au second tour et parce que nous allons le gagner. Mais on peut imaginer, dans le cadre de cette politique fiction, un tremblement de terre. Dans ce cas nous soutiendrons, évidemment, la liste de gauche arrivée devant nous.

- Si vous êtes dans ce cas, vous attendez-vous à un soutien de la part des autres candidats de gauche ?
- Je l'espère.

- Il y a ces deux listes du PRG : êtes vous prêt à dire que les électeurs préfèreraient celle du PRG original à  sa copie ?
- L'original est toujours mieux que la copie.

- Quel est l'original ? Quelle est la copie ?
- Nous avons répondu en vous parlant de notre légitimité

-  De quelle façon allez-vous différencier des autres binômes - 3 - de gauche ?
- Par notre légitimité, notre ancrage à gauche et les valeurs de gauche que nous allons mettre en avant durant cette campagne.

- Il y a, selon certains candidats, des progrès à faire en matière de transparence dans l'attribution de HLM : quel est votre sentiment d'ancien président de l'office ?
- C'est une escroquerie intellectuelle. Que l'on m'explique ce qui a changé entre ma dernière présidence et aujourd'hui. Je voudrais quand même rappeler que la Chambre régionale des comptes, qui a suivi l'office, n'a jamais trouvé un seul appartement attribué à tort. On nous a fait des griefs, bien sûr, notamment sur des attributions effectuées trop tôt, mais on ne nous a jamais reproché d'avoir attribué un appartement à telle personne : les critères sociaux ont toujours été pris en considération dans les attributions.

- Revenons-en à la confusion qui existe au sein du PRG de Haute-Corse. Pourquoi le PRG national n'a t-il jamais tranché entre les uns et les autres ?
- Cela me fait plaisir d'entendre dire que le PRG national ne tranche pas. Pourquoi ? La seule réunion qui a intéressé le PRG c'est la réunion qui a eu lieu le 4 Août. Il s'agissait de voir si nous pouvions de nouveau réaliser une union entre toutes les listes de gauche. Depuis il n'y a plus eu une seule réunion du PRG de Haute-Corse. A partir du moment où il n'y a pas eu de bureau de réuni et de comité d'investiture, je ne vois pas comment on pourrait en attribuer une : cela ne se fait pas sur un simple claquement de doigt. Depuis,  je n'ai jamais été convié à une réunion de bureau et pas davantage à un comité d'investiture.

- Pourtant Jean-François Mattei et son binôme ont affirmé qu'ils étaient candidats PRG?
- Jean-François Mattei est un candidat PRG. Il en est un autre avec lui. Il s'agit de jeunes que je respecte, mais nous sommes aussi PRG. Et il n'y a pas eu d'investiture. Dès lors,  je ne vois pas comment le PRG peut bien les accréditer... 

- Dans le bureau du PRG de Haute-Corse tel qu'il se présente aujourd'hui, vous n'avez pas beaucoup de soutiens de la part de ceux qui le composent ?
- J'ai le soutien du vice-président : c'est à dire … moi-même ! Il faut quand même savoir que nous avons commencé la campagne depuis une quinzaine de jours. Et que nous avons rencontré beaucoup de militants du PRG. Nombre d'entre-eux, sachez-le, nous soutiennent.

Décision nationale attendue

Précision de Juliette Dominici, secrétaire générale du PRG et membre du bureau national : 
" Si le PRG national n'a pas encore statué sur la validité, ou pas, de l'élection de Anthony Alessandrini à la présidence du PRG de Haute-Corse, c'est parce que la commission conciliation nationale qui a été demandée par le bureau national auquel assistait Anthony Alessandrini, ne s'est  pas encore prononcée. Elle a été probablement occupée par le congrès du week-end dernier et ne s'est donc pas encore penchée  sur la situation du PRG de Haute-Corse. Nous espérons qu'elle le fera objectivement. Dès lors, tout ce qui est intervenu entre temps est nul et non avenu.
Le 6 Juillet à Bastia Jean-Michel Baylet a affirmé que cette élection du 11 Juin n'aurait jamais dû avoir lieu. Nous laissons, pour l'instant, cette affaire de côté.
Nous repartons sur le même binôme puisque on lui a volé l'élection.
Il y a des dissensions au sein du PRG, oui. Mais nous, nous réunifions la Gauche, comme nous commençons à être réunis au sein du PRG avec les amis qui sont là. Les autres ont fait un autre choix : c'est leur problème. Le vrai PRG est ici. Le vrai PRG c'est Alex Alessandrini, Juliette Dominici, Jean Zuccarelli. et Alex Alessandrini est toujours président que ça nous plaise ou pas!"




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