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CIDFF de Haute-Corse : 34% des 1 600 demandes sont relatives aux violences faites aux femmes


Rédigé par le Mardi 25 Novembre 2014 à 22:11 | Modifié le Mercredi 26 Novembre 2014 - 00:54


La journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes a eu également un fort écho à Bastia. L'action organisée par le CIDFF de Haute-Corse et financée par la Délégation aux Droits des Femmes et à l'Egalité, par la collectivité territoriale de Corse, par l'ACSE, par la Ville de Bastia et par la Caisse d'épargne et la CPAM de Haute-Corse s'est déroulée à la salle polyvalent de Lupino.


CIDFF de Haute-Corse : 34% des 1 600 demandes sont relatives aux violences faites aux femmes
Elle a été marquée par une triple intervention de Gilles Simeoni, maire de Bastia, Alexandre Sanz, directeur de cabinet du préfet de Haute-Corse et Dominique Nadaud, déléguée départementale aux droits de la femme et à l'égalité entre les hommes et les femmes  avant que Francine Grilli, directrice du CIDFF, ne fixe le cap de l'après-midi et Marie-Rosalie Di Giorgo, psychologue ne donne sa conférence  sur le thème "Supporter le pire par… amour".
Gilles Simeoni a rappelé que Bastia qui se voulait "ville plus juste , plus harmonieuse plus solidaire" devait, aussi, s'engager aux côtés de causes qui ne sont certes pas "médiatiques" mais pourtant "essentielles" comme celle qui est portée par cette journée des violences faites aux femmes.
Le maire a aussi rappelé que lors des premières semaines du mandat la nouvelle municipalité avait signé une convention en partenariat avec les forces de police et le procureur de la République pour que dès qu'une main courante était déposée par une femme ayant subi des violences soit prise en compte et soit traitée. Gilles Simeoni a encore porté à la connaissance du public que Bastia était à la veille de la signature de la deuxième génération de contrat de ville et que la politique de la municipalité était désormais d'impliquer davantage les citoyens et donc des femmes : ce qui se fera dans le cadre de la "démarche exploratoire pour la citoyenneté".

Alexandre Sanz, à son tour, a  rappelé, outre l'implication qui avait été celle de l'Etat pour lutter contre les violences faites aux femmes, tout ce qui été fait sur ce plan en Haute-Corse. " Je tiens à saluer le rôle pivot et majeur du CIDFF, qui a encore organisé ce colloque, et de Dominique Nadaud, déléguée départementale, la Corsavem - association d'aide aux victimes - et toutes les associations et partenaires de cette journée."

Dominique Nadaud, a pour sa part, fait le bilan de l'action de formation généralisée menée dans les microrégions de l'île sur "les thématiques des violences conjugales et les répercussions sur les enfants car dans les violences conjugales il y a trois "partenaires" : la victime, l'auteur et l'enfant." Et la sensibilisation qu'ont engendré dans les territoires ces sessions de formation.

Dans la foulée Francine Grilli a introduit le thème de la conférence de Marie-Rosalie Di Giorgo…
 

Questions à Marie-Rosalie Di Giorgo


- Quel est le message que vous allez faire passer ?
- La question que l'on se posait était de savoir pourquoi les femmes qui subissent des violences retournent auprès de leurs partenaires. La réponse qui est la plus souvent entendue est "parce que je l'aime". Ma conférence est une approche clinique en prenant cette perspective qui est très partielle du côté de l'amour au féminin. Quel est cet amour qui fait retourner ces femmes avec leurs partenaires violents avant qu'elle ne décident de se mettre à l'abri ?

- Ce ne sont pas les fins de mois qui les obligent à rester plutôt que cet amour ?
- Il est bien évident qu'il y a beaucoup d'autres paramètres qui entrent en ligne de compte mais en tant que psychanalyste et psychothérapeute je vais prendre la perspective clinique. Mais ce problème des violences faites aux femmes est suffisamment complexe pour qu'il y est toutes les approches juridiques, sociales, complémentaires qui peuvent constituer un accompagnement au plus près de ces femmes en souffrance.

- Ce n'est pas les hommes qu'il faudrait soigner ?
- Actuellement la politique est de prendre en compte aussi le côté violent des partenaires pour essayer de faire avancer les choses. C'est un axe qui se dessine également aujourd'hui au niveau européen. 

Les chiffres de Haute-Corse : 1 600 demandes d'information dont 34% relatives aux violences faites aux femmes

Dans le cadre de sa mission d’intérêt général d’information sur les droits, le CIDFF de Haute-Corse a accueilli 538 personnes et  répondu à  plus de 1 600 demandes d’informations, dont 34% relatives aux violences faites aux femmes.
- L’accueil physique  s’opère à Bastia, au siège social de l’association : école Amadei  ainsi que dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale à la salle polyvalente de Lupino et à la Maison de Centre ancien.
– l’accueil téléphonique : la permanence téléphonique 0800 400 235  « SOS Femmes victimes de violences » Ecoute et soutien des femmes victimes de violences financée par la Collectivité Territoriale Corse et la Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité. Concernant les 1600 demandes d’informations du public accueilli
- 34  % concernent les violences faites aux femmes : Types de violences (physiques, psychologiques, économiques, viol, privation de papiers, séquestration…) Conséquence et suites judiciaires (problème d’hébergement, enfants exposés aux violences,  plainte, main courante, mesures alternatives aux poursuites, classement, procédures pénales…
- 29.5 % concernent le droit de la famille : Informations sur les régimes matrimoniaux, la rupture d’union libre, le divorce, la séparation de fait ou de corps, la liquidation du régime matrimonial, la pension alimentaire et la prestation compensatoire (fixation, indexation, non-paiement), sur les droits de visite et d’hébergement, sur l’abandon de famille, la filiation, l’autorité parentale, les mesures d’assistance éducative, sur les difficultés relationnelles au sein du couple ou entre parents séparés, sur l’exercice de la parentalité, sur les rapports entre grands-parents et petits-enfants ou entre beaux-parents et enfants, sur la médiation familiale .
- 17.3 % relèvent d’informations techniques et pratiques : Informations générales sur les droits des femmes et sur les missions du CIDFF, informations sur les démarches administratives, le logement et l’hébergement, le budget familial, les impôts la scolarité, la vie associative, aide rédactionnelle, orientation pour l’aide alimentaire …
- 10.4% concernent l’information sur les procédures (droits de propriété et locatifs, droit des étrangers, droit de la consommation, surendettement, tutelle, successions, donations, procédures pénale, civile, administrative, aide juridictionnelle…
- 4.3 % sont relatives aux aides sociales (sécurité sociale, prestations familiales, Rsa, pension de réversion, retraite, invalidité, aide au logement, complément de libre choix d’activité… - 2.8 % concerne la santé (difficultés psychologiques, contraception, IVG, addiction, veuvage, vieillissement …)
- 1.8 % sont relatives à l’emploi et concerne le droit du travail (contrat de travail, procédures prud’homales, inaptitude au travail, congés,…) la recherche d’emploi (information générale sur le bassin de l’emploi…), la création d’entreprise (informations générales), la formation (aides financières)




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