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CCI de Corse : Antoine Mondoloni élu président


Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 12 Juillet 2013 à 17:05 | Modifié le Dimanche 14 Juillet 2013 - 00:58


Un nouveau président de la Chambre de commerce et d’industrie régionale (CCIR) a été élu, vendredi après-midi, à Bastia, en vertu de la règle de la présidence tournante, instaurée en 2011 pour sortir de l’impasse Nord-Sud. Antoine Mondoloni, 4ème vice-président de la CCI 2A, remplace, donc, à mi-mandat, Jean Dominici, élu de la CCI 2B, aux commandes de la Chambre régionale. Réactions, pour Corse Net Infos, d’Antoine Mondoloni et de Paul Trojani, président de la CCI2B et 1er président de la CCIR, qui était hostile à cette alternance.


CCI de Corse : Antoine Mondoloni élu président
La machine était bien huilée. Il n’y avait qu’un seul candidat en lice. Son élection a été assurée dès le 1er tour à l’unanimité des inscrits et des votants. Sans aucun accroc, ni murmure, ni contretemps. C’est dire si, après les interminables polémiques qui ont secoué la mise en place de la Chambre consulaire de Corse et la querelle du siège, l’alternance, décriée et redoutée par certains, est, déjà, une belle réussite en soi ! « L’alternance politique et administrative de mi-mandat, aujourd’hui mise en œuvre, est la solution originale et intelligente qu’ont forgée les élus consulaires pour conférer un équilibre institutionnel harmonieux au nouvel outil régional », déclare, d’emblée, le nouveau président, Antoine Mondoloni.
 
De nouveaux élus
L’élection a donc eu lieu sous l’égide du nouveau préfet de région, Christophe Mirmand, du préfet de Haute Corse, Alain Rousseau et des présidents des Chambres consulaires territoriales (CCIT), Paul Trojani et Nathalie Carlotti. Ont été également élus, à l’unanimité, dès le 1er tour, Marc Papi au poste de Trésorier, Jean Dominici à celui de Trésorier adjoint, ainsi qu’Alexandre Sanchi en remplacement du vice-président démissionnaire et Paul Trojani au poste de 1er vice-président. Après avoir rendu hommage, à la fois, à l’ancien président de la CCI 2A, Jacques Nacer, assassiné en novembre dernier, Antoine Mondoloni a salué l’action de ses deux prédécesseurs à la tête de la CCIR, Paul Trojani et Jean Dominici, et le chemin parcouru.
 
Une CCIR sur rail
Le 1er avait été élu en 2011 à la tête de la 1ère Chambre consulaire régionale, dont l’installation mettait un terme à 45 ans de rattachement à la Chambre régionale PACA. Démissionnaire par hostilité à la présidence tournante, Paul Trojani a néanmoins aidé son successeur à mettre sur rail la CCIR, notamment la régionalisation des personnels consulaires, la mise en chantier d’équipes mixtes des deux CCIT et des schémas sectoriels destinés à encadrer les projets dans les domaines fondamentaux des services aux entreprises, de la formation, des transports et du développement durable.
 
Une présidence conforme
Au moment de céder les commandes de la Chambre régionale, Jean Dominici a souhaité à son successeur « une présidence conforme à ce que nous désirons tous, à savoir un bon équilibre institutionnel, des projets bien sûr et des moyens suffisants pour les réaliser ». Se disant « satisfait de la manière dont les choses se sont faites », il affirme avoir pendant les deux ans et demi passés à la tête de l’institution consulaire « beaucoup appris » et « mesurer à quel point sa place sera grandissante sur l’échiquier économique et social régional ».
 
Un préfet optimiste
Dans son allocution de clôture, le Préfet de région, qui rencontrait pour la première fois les représentants économiques des deux départements, a rappelé les missions d’une CCI. Il s’est, ensuite, livré à un rapide survol de la situation économique, estimant que, dès ce nouveau semestre, on pouvait espérer « un raffermissement conjoncturel de l’économie nationale ». Pour lui, les voyants portent à l’optimisme : «  Le climat change. La France pourrait renouer avec la croissance. La conjoncture semble s’infléchir, même sur le front de l’emploi ». Il a, enfin, assuré les présidents des trois Chambres consulaires du soutien total de l’Etat.
 
N.M.

Antoine Mondoloni : « La Chambre régionale va prendre le pas sur les deux CCIT »

Antoine Mondoloni félicité par le préfet de région.
Antoine Mondoloni félicité par le préfet de région.
Gérant de société, la soixantaine, élu à la CCI 2A dont il est membre du bureau et 4ème vice-président, Antoine Mondoloni est le nouveau président de la CCIR.  
 
- Quel est votre sentiment après votre élection ?
- Je dois, d’abord, rendre hommage à mes prédécesseurs, Jean Dominici et Paul Trojani, qui ont mis la Chambre régionale sur les rails. C’est à nous, avec la même équipe, de continuer dans ce sens.
 
- Votre élection dès le 1er tour signifie-t-elle que le pari de l’alternance est gagné et qu’une page est tournée ?
- Oui. L’alternance est réussie. Tout le monde, aujourd’hui, y est favorable. C’est une décision qui a été prise. Nous remercions le président Jean Dominici et le trésorier Don François Nicolaï d’avoir tenu parole. Mais, alternance ou pas, il ne faut pas y attacher trop d’importance. Nous sommes, tous, ici pour travailler car nous sommes, tous, les enfants de cette terre.
 
- L’unité des deux CCI n’est-elle pas vitale face à la crise économique ?
- Oui. Bien sûr. Aujourd’hui, c’est dans la logique des choses. En tant qu’élu à la mairie de Sartène, je sais très bien que l’intercommunalité va prendre le pas sur les communes. C’est pareil au niveau consulaire : la Chambre régionale va prendre le pas sur les deux CCIT. Il est désormais vital d’insuffler à nos dossiers et à nos orientations une vision régionale pour des raisons de cohérence interne, pour faire face à la mondialisation et pour réformer nos institutions consulaires.
 
- La nécessité de l’union face à la mondialisation, en quoi est-elle indispensable ?
- Elle l’est. La Corse est une île formée d’îles à l’intérieur. Aujourd’hui, il faut être uni du Cap à Bonifacio, travailler tous ensemble pour développer la Corse. Mon but est de faire progresser le lien et les habitudes de travail entre le Nord et le Sud afin de fédérer ces îles et de mettre en place des échanges entre elles. Ceci, dans un contexte très difficile où nos finances seront restreintes. Le 17 juillet, nous saurons à quelle sauce nous allons être mangés, nous saurons de quelle somme seront imputées les CCI.
 
- En tant que nouveau président, quels chantiers s’ouvrent à vous ?
- Déjà, faire aboutir les schémas sectoriels que nous avons mis en place. D’ici au mois de septembre, ils seront examinés en assemblée générale et transmis au Préfet. Ensuite, aller encore et toujours sur le terrain.
 
Propos recueillis par Nicole MARI

Paul Trojani : « Je n’ai pas changé d’avis ! »

Alain Rousseau, Christophe Mirmand, Paul Trojani et Antoine Mondoloni.
Alain Rousseau, Christophe Mirmand, Paul Trojani et Antoine Mondoloni.
Premier président de la CCIR, Paul Trojani s’était prononcé contre la présidence tournante et avait, donc, démissionné et repris la tête de la CCI 2B. Elu 1er vice-président, il fait, aujourd’hui, contre mauvaise fortune, bon cœur.
 
- Vous étiez contre la présidence tournante. L’alternance a eu lieu. Quel est votre sentiment aujourd’hui ?
- Je n’ai pas changé d’avis ! Par contre, je ferai tout pour que la CCI de Corse fonctionne normalement. Je serai aux côtés du président Mondoloni.
 
- Face aux difficultés économiques que connaît l’île, les deux CCIT n’ont-elles pas d’autre choix que d’être unies ?
- Il y a longtemps que nous étions unis. Même si cela déplait à certains ! Il n’y a eu entre nous que le petit problème de la localisation du siège de la CCIT. Un fois que la question du siège a été réglée, nous avons toujours travaillé dans de très bonnes conditions, que ce soit avec le regretté Jacques Nacer ou avec Nathalie Carlotti.
 
- Le fait qu’il y ait deux présidents pendant la mandature au lieu d’un seul change-t-il la donne ?
- L’avenir nous le dira. Tout ce que je souhaite à présent, c’est que la chambre régionale aille à son terme dans de très bonnes conditions dans l’intérêt de nos ressortissants.
 
- La réforme des institutions consulaires est bien engagée. Que reste-t-il à faire ?
- Elle est plus qu’engagée ! La Chambre régionale est sur les rails. Nous avons travaillé pendant deux ans et demi pour cela. Maintenant, nous devons continuer à mener à terme tous les nombreux dossiers que nous aurons sur la table. Cela, dans un contexte difficile.
 
- Quel bilan pouvez-vous déjà faire sur ce 1er semestre ?
- Pour la Haute-Corse, les voyants sont au vert au niveau tourisme. Un secteur nous inquiète : celui des travaux publics et des bâtiments qui pâtit d’un manque de commandes publiques. Peu de bâtiments sont construits dans la région bastiaise. On voit peu de grues… C’est un signe !
 
- L’imbroglio des transports maritimes impacte-t-il l’économie insulaire ?
- Nous suivons le dossier maritime au jour, le jour. Il est sûr que nous aimerions qu’il arrive à son terme le plus rapidement possible. Par contre, les transports aériens affichent déjà de belles progressions grâce à la multiplication des lignes low cost. Mais, nous ferons les comptes au mois de septembre.
Propos recueillis par Nicole MARI





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