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Bastia : Une rentrée scolaire sous le signe de la nouveauté !


Rédigé par Nicole Mari le Jeudi 4 Septembre 2014 à 19:39 | Modifié le Jeudi 4 Septembre 2014 - 23:16


Pour réussir la rentrée scolaire de 2887 enfants bastiais, la nouvelle municipalité a appliqué ses nouvelles méthodes de concertation et de gouvernance, pris de nouvelles mesures en matière de sécurité et de stationnement et innové sur l’aménagement des nouveaux rythmes scolaires. Explications, pour Corse Net Infos, de Gilles Simeoni, maire de Bastia, qui, accompagné d’Ivana Polisini, adjointe déléguée à la politique éducative, et de Julien Morganti, adjoint délégué aux infrastructures et aux aménagements urbains, a visité, symboliquement, jeudi matin, des écoles de tous les quartiers, dont l’école bilingue Campanari à Saint-Joseph.


Le maire de Bastia, Gilles Simeoni, entouré des deux adjoints, Julien Morganti et Ivana Polisini, et du personnel enseignant de l'école maternelle bilingue Campanari à Saint-Joseph.
Le maire de Bastia, Gilles Simeoni, entouré des deux adjoints, Julien Morganti et Ivana Polisini, et du personnel enseignant de l'école maternelle bilingue Campanari à Saint-Joseph.
- C’est votre 1ère rentrée scolaire en tant que maire. Quel est votre sentiment ?
- En tant que maire, je retrouve les sentiments que j’avais en tant qu’élève : un peu d’appréhension et l’envie de recommencer et de travailler ! Plus sérieusement, la rentrée est un moment important, particulièrement, cette année, avec la réforme des rythmes scolaires et le fait que nous soyons une équipe municipale nouvelle. Nous avons cherché, à travers cette question centrale de la politique éducative, à mettre en œuvre les principes pour lesquels nous avons été élus.
 
- Changement de municipalité, changement de politique. Qu’est-ce qui change vraiment en cette rentrée scolaire ?
- Nous avons commencé, dès cette rentrée, à mettre en œuvre notre politique éducative à travers des nouveautés. D’abord, en réaffirmant la priorité de la politique éducative et sa déclinaison en termes opérationnels et financiers. Ensuite, en appliquant la méthode, que nous défendons, de concertation, de dialogue et de transparence. Dès notre élection, nous avons engagé tout un cycle de réflexions et de discussions avec l’ensemble des partenaires de la communauté éducative. Enfin, nous avons impliqué fortement les services de la ville, dont je tiens à saluer la disponibilité et l’efficacité. Cette méthode, cette volonté politique nouvelle et cette implication de la communauté éducative et des services ont permis de préparer cette rentrée dans les meilleures conditions.
 
- Quelles sont les nouveautés concrètes de cette rentrée ?
- Nous avons élaboré un plan en 5 points avec 5 déclinaisons très concrètes. La 1ère était de réussir la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires. Nous y avons consacré beaucoup de temps, d’énergie et d’argent et un budget global de 800 000 €. Nous avons établi trois principes. D’abord, au plan social, la consolidation ou la valorisation des statuts des personnels municipaux intervenant dans le cadre de la réforme. Ensuite, l’appel au tissu associatif sous condition de compétences et de diplômes. Enfin, l’égal accès pour tous les enfants aux mêmes activités et, donc, une totale gratuité. Ce travail a débouché sur une offre de première qualité, sans doute sans équivalent, pour l’instant, en Corse. Des améliorations seront apportées au fur et à mesure.
 
- Comment se décline cette offre ?
- Nous avons choisi de libérer une après-midi et de diviser la ville en 3 zones. A chaque zone correspond une après-midi consacrée aux activités. Nous proposons un programme très séduisant déclinant des activités sportives, culturelles, d’éveil… de façon naturellement bilingue. C’est une contribution importante à l’épanouissement scolaire et extra-scolaire des enfants. Nous diffusons, à 5000 exemplaires, un fascicule de 4 pages en corse ou en français à l’usage des parents, un manuel pratique sur la mise en œuvre de cette réforme des rythmes scolaires. Une permanence sera assurée, notamment par l’adjointe à la politique éducative qui se tiendra à disposition en cas de besoin.
 
- Vous parlez de bilinguisme. Allez-vous œuvrer pour augmenter le nombre d’écoles bilingues ?
- Oui, même si cela ne dépend pas de notre compétence. C’est un dialogue à engager avec la CTC (Collectivité territoriale), l’inspection académique et l’Education nationale. Pour nous, le bilinguisme est un objectif clairement affiché parce que, nous l’avons dit et nous ne le répèterons jamais assez, il est une richesse incomparable et un facteur de cohésion sociale, d’ouverture et d’enrichissement. Nous allons tout faire, de façon progressive et concertée, pour que ce bilinguisme soit généralisé, non seulement à l’école, mais dans tous les actes de la vie sociale.

Julien Morganti, Gilles Simeoni et Ivana Polisini.
Julien Morganti, Gilles Simeoni et Ivana Polisini.
- Vous avez immédiatement engagé des travaux. L’état des infrastructures scolaires vous-a-t-il surpris ?
- Non ! Nous vivons à Bastia, nous avons été ou nous sommes parents d’enfants scolarisés et nous connaissons au quotidien la réalité de la ville. La rentrée scolaire n’est pas le moment opportun d’engager des polémiques. Nous avons cherché à les éviter sur la réforme des rythmes scolaires, ce n’est pas pour les engager, ni sur l’état des bâtiments, ni sur les travaux à réaliser ! Ce qui est évident, c’est qu’il y a beaucoup à faire ! Nous avons décidé de le faire le plus vite possible, dans les meilleures conditions, en fonction de nos marges budgétaires.
 
- Dans quel état sont les groupes scolaires ?
- Nous avons engagé des travaux parce que les conditions matérielles sont une garantie de bon déroulement de la scolarisation. Globalement, le parc immobilier est en bon état. Néanmoins, des efforts structurels sont à prévoir dans un certain nombre d’écoles. Plus globalement, des travaux de confort et d’entretien courant doivent être progressivement réalisés à cause de la vétusté de certains bâtiments et de leur nécessaire mise aux normes.
 
- Quels travaux avez-vous déjà réalisés ?
- Au niveau de l’entretien courant, nous avons, pendant l’été, investi 100 000 € pour la réfection des 12 groupes scolaires bastiais. 30% des travaux ont été effectués en régie, 70% par appel aux entreprises privées. Ce qui est nouveau ! Concernant les travaux de rénovation, beaucoup plus lourds et plus structurants, nous avons impulsé une méthode de concertation pour définir, avec la communauté éducative, le calendrier des travaux et le choix des sites, qui ne seront pas imposés par la ville ! Nous fournirons une grille d’évaluation et de lecture permettant aux écoles qui n’ont pas, dans un premier temps, été choisies de comprendre pourquoi elles ne l’ont pas été et de savoir quand elles auront accès au plan de rénovation.
 
- Est-ce l’objet des travaux déjà effectués à l’école Calloni ?
- Oui ! Nous avons décidé de rénover complètement, intérieur et extérieur, au moins une école par an. Cette année, nous avons débuté par l’école Calloni à Lupino où nous avons effectué 270 000 € de travaux. Nous avons commencé à réorganiser ce site autour de trois pôles : le primaire, la maternelle et un espace dédié, à la fois, aux activités de loisirs et surtout au relogement du CLSH (Centre de loisirs sans hébergement). L’an prochain, nous concentrerons notre action sur l’école Desanti du quartier de l’Annonciade.
 
- Quelles autres mesures avez-vous prises ?
- La 3ème mesure est la démoustication que nous avons engagée en coopération avec le Conseil général de Haute-Corse. Elle répond au souci de préparer, par une opération très concrète, la rentrée dans les meilleures conditions. Tous les parents d’élèves savent qu’en septembre, beaucoup d’enfants rentrent souvent de l’école avec de nombreuses piqures de moustique. Nous avons, donc, décidé de faire une opération, non pas de lutte contre d’éventuelles épidémies de chikungunya, mais de prévention et de confort pour les enfants et, donc aussi, pour leurs parents. C’est la première année qu’une telle mesure est prise !

- Comment gérez-vous la problématique récurrente de la sécurité et de la circulation à la sortie des écoles ?
- Ce sont deux points importants qui montrent combien la question est transversale. C’est la raison pour laquelle j’ai visité les écoles, accompagné d’Ivana Polisini, adjointe déléguée à la politique éducative, de Julien Morganti, adjoint délégué aux infrastructures et aux aménagements urbains, en charge des travaux dans les écoles, et de Mimi Vivarelli, adjointe en charge de la circulation et du stationnement. Nous avons amélioré la sécurisation des abords des écoles, ce qui implique une action sur la circulation et le stationnement. Au terme d’un dialogue social que nous avons engagé en juin dernier, les concierges des différentes écoles primaires ont accepté de participer à la sécurisation des entrées et des sorties d’école. Vêtus d’un gilet fluorescent, leur rôle sera d’accompagner les enfants à l’intérieur des enceintes en coordination avec les parents. Cela aussi est une nouveauté !
 
- Le stationnement est un point noir. Comment comptez-vous le régler ?
- Nous ferons une communication spécifique sur cette question centrale. Pour les écoles primaires, nous avons créé des arrêts-minute avec une signalétique adaptée bilingue : le déjà fameux panneau « Un basgiu è à dopu » ! Nous avons, aussi, renforcé la présence de la police municipale sur les principaux points noirs, notamment en haut du Bld Giraud, pour faire, à la fois, de la prévention, de l’information, éventuellement de la répression, et surtout, de la régulation. Nous comptons sur l’implication citoyenne des automobilistes et, donc, des Bastiais.
 
- Au final, comment se déroule cette rentrée ?
- Globalement, elle se déroule très bien. Je tiens à saluer l’implication des services de la ville et la qualité du dialogue qui s’est noué avec la communauté éducative. Néanmoins, comme toute rentrée, il y aura, peut-être, des difficultés ou des réajustements à faire. Nous nous tenons prêts, à l’écoute, et nous essaierons d’être les plus réactifs et les plus efficaces possibles.
 
Propos recueillis par Nicole MARI





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