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Bastia : Pascal Forcioli nouveau directeur du centre hospitalier


Rédigé par le Mercredi 28 Janvier 2015 à 15:49 | Modifié le Jeudi 29 Janvier 2015 - 00:36


Le centre hospitalier de Bastia a un nouveau directeur. Pascal Forcioli, originaire de la commune de Forciolo, en Corse-du-Sud, a pris ses fonctions il y a quelques jours. Il s'est manifesté pour la première fois mercredi en fin de matinée à l'occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux au personnel qui s'est déroulée en présence de nombreuses personnalités. Cela a donné lieu à une série d'interventions de Antoine Tardy, directeur-adjoint de l'hôpital dont a unanimement salué la période d'intérim, du nouveau directeur,de Jean-Claude Mouries, président de la CME, de François Orlandi, président du conseil général de Haute-Corse, de Gilles Simeoni, maire de Bastia et président du conseil d'administration de l'hôpital et Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l'ARS de Corse. Tous se sont bien sûr inquiétés de l'état de santé de l'hôpital. Pascal Forcioli le premier.


Bastia : Pascal Forcioli nouveau directeur du centre hospitalier

-  Votre avant Bastia ?

- J'étais responsable du secteur public hospitalier réparti sur l'ensemble du bassin minier entre Lens-Lievin-Valenciennes. Aujourd'hui j'ai choisi de revenir dans mon corps d'origine qui est le corps de directeur d'hôpital, dans mon cœur de vocation qui est le service public hospitalier et dans un hôpital public ici, en Corse, sur la terre de mes aïeux originaires de Forciolo.

 

- C'est votre choix ?

- Oui bien sûr.

 

- C'est quand même un sacré défi de venir diriger un hôpital comme celui de Bastia ?

- Je suis très conscient des enjeux qui sont ceux du centre hospitalier de Bastia. Et très passionné, je dois le dire, par ces défis parce que l'on a des difficultés à relever, on a des chantiers à conduire. Il y a, aussi, la question fondamentale de l'amélioration de la santé de nos concitoyens. Et tout ça anime vraiment ma vocation d'être ici parmi vous.

 

- Le premier de ces chantiers ?

- La modernisation de l'hôpital, la conduite du plan directeur. C'est à dire la modernisation des locaux  avec une mise en sécurité des installations, des réseaux électriques et la modernisation du bloc opératoire avec le regroupement des activités opératoires dans un même secteur. Aujourd'hui on a d'une part, le bloc obstétrical et d'accouchement et d'autre part, le bloc opératoire, c'est à dire deux théâtres opératoires.
Tout cela c'est de l'amélioration de la sécurité  et de la rationalisation des ressources parce que les ressources médicales sont rares. Tout cela va contribuer à l'amélioration de notre efficacité. Le chantier prioritaire est là. Il est à conduire dans un contexte financier qui est un peu difficile, il faut bien le dire. Mais ma préoccupation sera celle d'un bon gestionnaire,. Elle sera d'essayer de dépenser avec le souci de l'efficacité de chaque euro dépensé que ce soit en investissement, que ce soit en exploitation.Comme je le disais au conseil de surveillance ce matin il y aura un souci de rationalisation pas de rationnement car, il est hors de question de le faire. Il faut mobiliser les équipes sur des projets de développement qui doivent normalement nous amener à consolider nos ressources.

 

- Vous avez cité le cas du service de psychiatrie ; qu'en est-il exactement?

- C'est un service qui est dans un triste état avec des locaux qui sont très délabrés. Par rapport à tous les autres locaux de l'hôpital c'est la priorité absolue. Il ne s'agit pas d' une rénovation de fond à conduire aujourd'hui parce qu'elle est programmée un peu plus tard - il faut tenir compte des priorités fixées par le conseil de surveillance  en 2014 - mais elle est à insérer dans les travaux 2015 et c'est ce que je vais faire. C'était déjà dans le schéma directeur mais c'était prévu pour 2017. Aujourd'hui,  il faut que l'environnement du patient soit non pas luxueux mais correct !

 

- Vous avez évoqué des subventions d'Etat doublées : cela signifie quoi ?

- Il y a un programme d'investissement, hors l'investissement courant, qui est de 44 millions d'euros sur la période 2013-2018. Sur cette somme il y a 23,100 millions qui sont financés par l'Etat à 100 % et  6 millions qui sont apportés par l'ARS sur ses enveloppes régionales. Les 23,100 millions que doit donner l'Etat  sont constitués à la fois de 11,5 millions en aides en capital et 11,5 millions en aide en dotation aux comptes d'amortissement et pour l'amortissement des immobilisations et le paiement des emprunts répartis sur plusieurs exercices. En 2014 l'Etat pour resserrer le calendrier financier et pour nous permettre d'accélérer l'engagement des travaux et des dépenses, a doublé son aide d'un peu plus de 2 millions en investissement et un peu de 200 000€ en exploitation. Ce doublement, que l'ARS a obtenu du niveau national en 2014, on espère encore en bénéficier en 2015.

 

- Malgré le contexte financier difficile il y a eu de nombreux dossiers ficelés ?

- Tout à fait. Il reste désormais à les conduire avec résolution et en faisant évoluer ce qui devra évoluer car il y a des besoins nouveaux qui, ne sont pas identifiés aujourd'hui, mais qui peuvent apparaitre.

 

- Pensez-vous que votre expérience de fusion de deux hôpitaux réussie dans la région parisienne : peut vous en servir ici ?

- Mon expérience est celle d'un vieil "hospitalier". Je travaille depuis 33 ans dans le service public hospitalier et au service de l'Etat. J'ai vécu différentes expériences qui me permettent d'avoir une vision à 360° et de bien prendre la dimension de l'hôpital, dans son territoire de santé pour répondre aux besoins de la population, pour ne pas s'occuper seulement des soins curatifs mais au-delà : de la prévention, de la santé publique, des coordinations avec le médico-social, avec  les établissements des personnes âgées, des personnes handicapées, de la coopération avec les établissements privés. C'est toute cette expérience que j'ai capitalisé et que je mets au service de l'hôpital de Bastia

 

 
 






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