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Bastia : Les élèves-infirmiers et aides-soignants dans la rue


Rédigé par le Mardi 4 Mars 2014 à 20:59 | Modifié le Mardi 4 Mars 2014 - 22:40


Une centaine d'élèves-infirmiers et aides-soignants de Bastia ont manifesté leur mauvaise humeur, mardi après-midi entre la préfecture de la Haute-Corse et l'antenne de l'ARS pour, à l'instar des autres pensionnaires des autres écoles d'infirmiers de France, dire qu'ils refusent d'être pris en otage entre le ministère de la Santé et les cliniques privées, à la suite de la décision de l'hospitalisation privée de ne plus les prendre en stage à partir du 1er mars


Bastia : Les élèves-infirmiers et aides-soignants dans la rue
Leur intention était de se faire entendre notamment par l'ARS. Mais auparavant ils avaient remonté l'avenue Jean-Zuccarelli de la préfecture jusqu'au forum du Fango siège de l'antenne de l'ARS de Haute-Corse où une délégation d'étudiants composée de Louis Meria, Jean-Michel Ludddeni, Annie Leccia, Sébastien Marchi et Océane Baldocchi a été reçue par François Heurguier, directeur territorial de l'ARS en Haute-Corse.
La délégation des élèves-infirmiers et des aides-soignants, en grève, a exposé ses doléances et ses inquiétudes pour l'avenir professionnel de l'ensemble de leurs camarades.
En effet,  le  3 février dernier la Fédération de l'Hospitalisation Privée (FHP) a décidé de ne plus accueillir d'étudiants infirmiers en stage, pour un désaccord financier avec le ministère de la Santé. Celui-ci, en réduisant les tarifs des établissement de santé privés, facturés à l'assurance maladie, a amputé leurs ressources. Du coup plus question pour ces établissements de prendre les élèves-infirmiers en stage.
C'est cela qu'ils voulaient faire entendre et dénoncer ce mardi.
Les étudiants se sont donc mobilisés pour faire comprendre qu'ils n'ont pas à subir les conséquences de ce conflit, qui n'est pas le leur. Ils ne veulent surtout  pas que leur formation soit diminuée par "cette perte de terrain de stages et donc de perte d'expérience" dont pourrait avoir à pâtir un jour leurs patients.

Questions à … Adrien Tonisciacca

Bastia : Les élèves-infirmiers et aides-soignants dans la rue
- Les raisons de votre mécontentement ?
- La décision prise par les établissements privés de nous utiliser comme un moyen de pression auprès du ministère. Nous n'avons pas à être mêlé à cela. Nous, ne demandons qu'à être formés. Or les privés, qui accueillaient un tiers des étudiants, vont refuser, désormais, ces entrées en stage. C'est tout à fait anormal. Nous allons donc nous retrouver, dans le secteur public, à être 5 ou 6 dans un stage. Je vous laisse imaginer ce que pourrait être notre formation dans ces conditions. Nous sommes là aujourd'hui pour dire aux cliniques privées qu'elles ne ferment pas leurs stages aux étudiants-infirmiers.

- Le problème est national ?
- Tout a fait mais avec pour conséquences de nous retrouver, au plan local, en surnombre dans des salles de soins. Dès lors il sera difficile à l'infirmier d'expliquer son métier à 5 ou 6 étudiants en même temps.

- Comment le faire comprendre ?
- On est en grève. On manifeste. On s'élève contre cette injustice, car il n'y a pas d'autres mots pour qualifier cette attitude. Les cliniques privées ne doivent pas nous mettre au milieu de tout cela. Nous, on ne demande qu'à être formés car, il ne faut pas oublier que ce sont les patients qui, demain, risquent d'être mis en danger.

- Le problème est le fait de l'Etat ou des cliniques privées ?
- Que ce soit l'Etat ou les cliniques privées il faut que l'un ou les autres fassent le nécessaire pour que les élèves-infirmiers et aides-soignants soient, à l'avenir, formés dans les meilleures conditions...




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