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Bastia : L’union de la gauche pour les Municipales ?


Rédigé par Nicole Mari le Mardi 8 Octobre 2013 à 00:05 | Modifié le Vendredi 22 Novembre 2013 - 10:49


Serait-ce l’effet Hollande ? La 1ère retombée concrète du voyage présidentiel en Corse ? La gauche bastiaise, qui s’est fracturée sur l’autel des élections municipales de mars 2014, aurait, dit-on, en partie, recollée les morceaux d’une union qui a longtemps fait sa force et qui n’est plus qu’un creux souvenir. La rumeur grandissante l’atteste, des caciques PRG le laissent entendre, mais pour certains membres du PS, rien n’est encore plié !


L'union de la gauche aux élections législatives de 2012.
L'union de la gauche aux élections législatives de 2012.
Lundi soir, à l’hôtel de ville de Bastia, l’événement n’était pas dans la salle des délibérations où se tenait un Conseil municipal atone et ennuyeux, la présentation du budget supplémentaire ne captivant pas l’auditoire, mais dans les couloirs autour qui bruissaient d’une rumeur électorale. Une de plus ! Mais celle-ci semble avoir l’agrément de certains caciques de gauche qui ne se sont pas gênés pour la répandre. Les 3 composantes de la majorité sortante, PRG (Parti radical de gauche), PS (Parti socialiste) et PC (Parti communiste), auraient fini par s’entendre et par trouver, la semaine dernière, un accord d’union pour faire liste commune en vue du prochain scrutin municipal. Seul, François Tatti, en délicatesse avec sa famille politique, depuis qu’il est entré en dissidence et a décidé de faire cavalier seul, en serait exclu.
 
L’enjeu CAB
Les tractations allaient bon train depuis plusieurs semaines entre les partenaires historiques. Les rumeurs circulaient sur les ambitions ou les prétentions des uns et des autres, sur les places convoitées sur la liste municipale et sur celle de la CAB (Communauté d’agglomération de Bastia). Rappelons qu’en mars prochain, pour la 1ère fois, les délégués intercommunaux seront élus au suffrage universel direct. Les candidats, placés en tête de la liste municipale, deviendront, automatiquement, conseillers communautaires. Ce qui pourrait changer la donne à la CAB et permettre, par le jeu de la proportionnelle, à l’opposition, quelqu’elle soit, d’y siéger. François Tatti, lors du lancement officiel de sa campagne, avait déclaré qu’il était souhaitable, dans un souci de transparence et de démocratie, que le président de la CAB ne soit pas le maire de Bastia.
 
Un appel du pied
Jean Zuccarelli, le candidat désigné par le PRG, avait fait des appels du pied en tous sens, demandant aux brebis égarées de regagner le bercail. Sans grand succès.
François Tatti a fait la sourde oreille. Emmanuelle de Gentili, la responsable de la fédération socialiste de Haute-Corse, membre du Conseil national du PS, réserve sa position.
Seule, l’alliance avec les Communistes, bien scellée depuis des lustres, ne fait aucun doute. Ange Rovere, le 1er adjoint délégué aux finances ne se représentant pas, serait, de l’avis général, remplacé par Francis Riolacci, actuel adjoint à la culture. On murmurait sur une éventuelle présence de Michel Stefani en pôle position d’adjoint, ce que le conseiller territorial a clairement récusé, dans un récent entretien qu’il nous a accordé.
 
L’effet Hollande
Reste, donc, l’inconnue socialiste. Emmanuelle de Gentili souhaitait partir au feu, histoire de tenter d’insuffler à l’étique PS local une poussée motrice qui lui permettrait d’exister par lui-même et non plus comme l’éternel faire-valoir ou poil à gratter de l’omnipotent PRG. Mais les accords nationaux l’emportant sur les contingences régionales, écartelée entre le cœur et la raison, la gauche bastiaise se déchire à belles dents.
Dans ce contexte tendu, François Hollande est-il venu apporter la libération ?  A-t-il, lors du court entretien qu’il a eu en tête en tête avec Emile Zuccarelli entre la Place Saint-Nicolas et les salons d’honneur de l’hôtel de ville, tranché les différends et imposé un accord ? En quels termes et sur quels compromis ? Officiellement, personne, dans la majorité municipale actuelle, n’accepte de s’exprimer sur le sujet. Mais, à voix basse, les langues se délient. Certains laissent entendre qu’Hollande aurait imposé Emmanuelle de Gentili à la présidence de la CAB et que l’accord serait annoncé sous peu. D’autres voix affirment que rien n’est encore signé.
Du côté de la dissidence, on parle « d’intox » !
 
Les pépins de la discorde
Quoiqu’il en soit, la gauche peut-elle, en ces temps d’incertaine transition, se payer le luxe de consommer la discorde, si elle veut conserver une mairie âprement disputée, non seulement en son propre sein, mais surtout par les Nationalistes modérés qui ont le vent en poupe et par la droite en pleine volonté de renaissance ! Pour la première fois depuis longtemps, le camp de la majorité sortante ne fait pas figure de grand favori et ce, malgré tous les ressorts d’une redoutable machine électorale qui a largement fait ses preuves par le passé.
Dans cette guerre de succession, le choc des personnalités achoppe sur le choix cornélien d’une dépendance subie ou d’une rébellion périlleuse. Mais l’intérêt collectif pourrait sonner le glas des ambitions particulières que, dans une ironique quadrature du cercle, seule une victoire de l’opposition pourrait sauver !
 
N.M.



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