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Arte Mare : Georges Corm reçoit la médaille de la ville de Bastia


Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 21 Novembre 2014 à 00:38 | Modifié le Vendredi 21 Novembre 2014 - 03:25


Invité d’Arte Mare, le festival du film et des cultures méditerranéennes qui se tient du 15 au 22 novembre au théâtre de Bastia, sous le thème « Politiquement vôtre », Georges Corm, ancien ministre des Finances du Liban, actuel professeur à l’université St Joseph de Beyrouth donnera une conférence, vendredi à 18 heures, sur le thème de la violence en Méditerranée. Dès son arrivée, jeudi soir, il a été reçu dans les salons d’honneur de la mairie où le 1er édile, Gilles Simeoni, lui a remis la médaille de la Ville.


Georges Corm et Gilles Simeoni, entourés de Michèle Corotti, Christophe Bourseiller, Volker Schlondorff et les conseillers municipaux : Philippe Peretti, Emmanuelle de Gentili, Michel Castellani et Mattea Lacave.
Georges Corm et Gilles Simeoni, entourés de Michèle Corotti, Christophe Bourseiller, Volker Schlondorff et les conseillers municipaux : Philippe Peretti, Emmanuelle de Gentili, Michel Castellani et Mattea Lacave.
« C’est avec toute notre affection, notre respect et notre admiration pour l’ensemble de votre parcours et de votre œuvre que nous vous remettons cette médaille de la ville de Bastia ». C'est avec une joie largement partagée que le maire, Gilles Simeoni, entouré d'une grande partie de son Conseil municipal et des responsables du festival Arte Mare, accueille Georges Corm, à peine débarqué de l’avion l’amenant de Rennes. L’ancien ministre des Finances du Liban, actuel professeur à l’université St Joseph de Beyrouth, est en tournée de conférences dans toute la France pour parler des causes de la violence en Méditerranée et des moyens de contribuer à les apaiser. Invité, à la fois, par le festival et par Mattea Lacave, adjointe à la culture qu’il a rencontré, il y a deux ans, lors d’un voyage d’études d’élus territoriaux au Liban, il foule, pour la première fois, le sol corse.

Deux peuples frères
Le personnage, comme l’accueil qu’il reçoit, est très chaleureux et tout aussi symbolique.
« Nous tenons à exprimer la solidarité de notre île à votre peuple qui a souffert et qui essaye de préserver son indépendance dans un Proche-Orient en plein tumulte. Votre peuple nous donne une leçon de tolérance, d’ouverture et de recherche de coexistence pacifique qui a une portée universelle. Modestement, dans un contexte tout-à-fait différent et, heureusement, beaucoup moins conflictuel et moins douloureux, nous devons tenter de nous en inspirer, y compris en Corse ». Le maire nationaliste ne manquera pas le rappel politique des similitudes et des liens unissant la Corse et le Liban : « Nous sommes issus d’un même monde méditerranéen avec ses contradictions, ses turbulences et ses conflits. Le peuple corse et le peuple libanais sont deux peuples frères. A travers les vicissitudes de l’histoire, ils expriment la même volonté qui tient en un mot : la volonté d’être ! ».
 
Un paradis perdu
Un parallèle immédiatement repris par Georges Corm pour qui la Corse à des allures de paradis perdu. « Dans nos imaginaires de Libanais, la Corse nous est chère. Il y a, chez vous comme chez nous, les mêmes turbulences et les mêmes problématiques politiques et de clans. La Corse est ce qu’était le Liban avant que le béton ne fasse un génocide des paysages ! ». Il évoque « l’horreur de l’invasion du béton » qui défigure le Liban et « dont la Corse a su se préserver ». Une bétonisation qu’il estime responsable d’une violence sociale « insupportable » qui conduit la population libanaise dans « une ghettoïsation avec, d’un côté, une explosion de richesse et, de l’autre, une pauvreté accrue ». L’ancien homme politique libanais se dit « heureux de voir que le Conseil municipal de Bastia reflète un tel éventail politique ». Il ajoute, avec humour : « Je vais demander au chef du gouvernement libanais de venir voir ! ». Il conclut en affirmant que « les petits pays méditerranéens comme la Corse, Chypre, Malte ou le Liban » doivent prendre conscience qu’ils ont un rôle important à jouer. « Ils devraient êtres plus activistes au niveau de la paix ». Une violence et ses pare-feu qu’il évoquera, donc, vendredi soir à 18 heures au théâtre de Bastia.
 
Une leçon de cinéma
Dans les salons d’honneurs de l’hôtel de ville, une fois les discours terminés, Georges Corm rencontre un autre invité prestigieux d’Arte Mare, le cinéaste allemand Volker Schlöndorff, dont le film « Diplomatie » a été projeté en début d’après-midi et qui a donné, pendant deux jours, aux lycéens bastiais une extraordinaire leçon de cinéma. Egalement présent, aux côtés de la présidente Michèle Corotti, le comédien et sociologue, Christophe Bourseiller, qui anime, pendant toute la durée du festival, les débats avec les réalisateurs. Il recevra, ce vendredi, John Paul Lepers, dont le film sur Bernadette Chirac « Madâme, le film interdit » sera projeté à 16 heures. Samedi, jour de clôture, est, également programmée à 18 heures, une rencontre avec l’écrivain-voyageur Patrick Deville et son dernier roman « Viva ». Cette fresque politico-historico-littéraire dresse les portraits croisés de Léon Trotski, théoricien de la révolution en exil depuis dix ans, et de l’écrivain britannique Malcolm Lowry, s’attelant à la rédaction de son célèbre ouvrage « Au-dessous du volcan », dans l’effervescence révolutionnaire du Mexique de la fin des années 30.
Des rencontres à ne pas manquer !

N.M
 





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