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Amnistia : Plus de 500 personnes ont manifesté à Corte


Rédigé par le Mercredi 3 Février 2016 à 19:10 | Modifié le Mercredi 3 Février 2016 - 21:37


Entre 500 et 800 personnes parmi lesquelles Gilles Simeoni, le président du Conseil exécutif de Corse, et Jean-Guy Talamoni, président de l'assemblée de Corse ou bien encore François Sargentini, conseiller exécutif et président de l'office de développement agricole se sont rassemblés mercredi en début d'après-midi à Corte aux côtes des trois syndicats étudiants - Ghuventu Indipendtistà, Cunsulta di a Ghjuventu Corsa et Ghjuventu Paolina - pour demander l'amnistie pour les prisonniers politiques corses


Le cortège rassemblé autour d'une unique banderole "Amnistia" portée par les représentants des trois syndicats, derrière lequel d'autres étudiants ont brandi sur tout le parcours emprunté par le cortège des pancartes portant les noms de tous les détenus, s'est ébranlé vers 15 heures de la place Paoli.
Direction : la sous-préfecture de Corte.
C'est aux cris  de "Amnistia; amnistia", "Statu francese assassinu", "Indipendenza", "FLN, FLN" que le cortège a redescendu lentement le cours Paoli pour gagner sans problème - toute la circulation vers le centre-ville de la cité paoline était interdite - la sous-préfecture sans jamais croiser de forces de l'ordre qui avaient été, discrètement, regroupées à l'entrée sur place.

C'est là que Serana Bartoli, Francescu Luciani et Ange Chiodi ont l'un après l'autre le message que les trois syndicats étudiants ont voulu faire passer (notre vidéo). Dans le même temps Paul-Marie Romani le président de l'Université et une délégation de trois étudiants étaient reçus par Dominique Schuffenecker, sous-préfet de Corte avec le même objectif d'attirer l'attention des représentants de l'Etat sur le sort fait aux prisonniers.
Paul-Marie Romani en a fait un compte-rendu dès la fin de l'entrevue puis les organisateurs ont donné l'ordre de dislocation.
Mais les étudiants et tous ceux qui s'étaient rangés à leurs côtés n'ont pas voulu se séparer sans entonner le "Diu vi salvi Regina".

Mais il fallut attendre bon moment avant de voir les étudiants se disperser. En effet peu après l'ordre de dislocation un groupe d'une quinzaine de personnes cagoulées, gantées et portant des masques à gaz a remonté le cours Paoli pour venir se positionner devant la sous-préfecture. Presque aussitôt plusieurs véhicules des forces de l'ordre ont pris position à proximité.
Il fallut alors à Pierre-Marie Romani faire preuve de persuasion pour parvenir à faire rebrousser chemin à la gendarmerie mobile puis, après avoir échangé plus longuement avec les jeunes gens grimés, à leur faire renoncer à leur volonté de créer des incidents...
Au terme d'une discussion au cours de laquelle le groupe n'a pas mâché ses mots envers l'Etat français qui n'entend "ni Simeoni, ni Talamoni," et après les paroles de sagesse de quelques-uns de leurs aînés, ils se sont retirés comme ils étaient arrivés : en redescend le cours Paoli non sans laisser se consumer derrière eux quelques fumigènes et feux de Bengale.






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