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Ajaccio : Soutien envers les prisonniers palestiniens


Rédigé par le Mercredi 10 Mai 2017 à 18:43 | Modifié le Mercredi 10 Mai 2017 - 22:27


Le 17 avril dernier, 1 500 prisonniers palestiniens ont débuté une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions d'incarcération en Israël. Cette grève se poursuit aujourd'hui, alors que la santé des prisonniers se détériore peu à peu. En soutien, une mobilisation était organisée mercredi soir par Corsica Palestina devant la préfecture d'Ajaccio. Une cinquantaine de personnes étaient présentes.


Ajaccio : Soutien envers les prisonniers palestiniens
Retour sur la situation des prisonniers: quelques données clefs
  
On compte, au mois d’avril 2017, 6 300 prisonniers palestiniens dont 61 femmes, 300 enfants, 13 membres du Conseil législatif palestinien dans les prisons israéliennes. 

Les détenus palestiniens sont répartis dans 4 centres d’interrogatoire, 3 centres de détention et 18 prisons. A l’exception de la prison d’Ofer (Cisjordanie), toutes les prisons sont situées en Israël. Ces prisonniers ne peuvent donc jamais voir leurs familles, car pour cela il faudrait que leurs proches aient un droit d’entrée en Israël. 

Il existe en Israël une procédure appelée « détention administrative », permettant à l’armée de détenir une personne pour une période de 6 mois maximum, renouvelable de manière infinie, sans inculpation ni procès. 500 Palestiniens sont en détention administrative, dont 8 parlementaires. 

99,74% des Palestiniens inculpés par la justice militaire israélienne sont condamnés. La grande majorité de ces condamnations résulte du « plaider coupable » (l’accusé doit plaider coupable pour que la peine requise par le procureur soit réduite). Un prisonnier peut être détenu pendant 90 jours sans voir un avocat, période qui peut être étendue une fois, soit 180 jours au total. 

Pour plus d’informations : cliquer ici
  
Une grève de la faim qui dure…
  
Depuis le 17 avril, près de 1.500 détenus ont entamé une grève de la faim, suite à l’appel de Marouan Barghouti, dirigeant du Fatah, dans le but de « mettre fin aux abus » de l’administration pénitentiaire. Le 18 avril, le ministre de la Sécurité intérieure a affirmé qu’Israël ne « négociera pas ». Depuis neuf jours, Israël interdit tout contact avec les grévistes : même leurs avocats ne peuvent les rencontrer. Aujourd'hui après le 23ème jour de grève, leur santé est en danger.
 


Témoignage de Vincent Gaggini, président de Corsica Palestina
 
 
 




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