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Ajaccio : Quatre mois après l’élection les élus de l’opposition municipale s’interrogent


le Mercredi 23 Juillet 2014 à 18:57 | Modifié le Mercredi 23 Juillet 2014 - 20:04


Conférence de presse de l’opposition municipale mercredi matin au Grand Café Napoléon. A l’ordre du jour de cette réunion, une appréciation sur la nouvelle équipe, la situation municipale quatre mois après les élections, les dossiers les plus importants. L’équipe des opposants, conduite par Paul-Antoine Luciani a eu le temps au cours de ces derniers mois et quelques séances, de se forger une opinion assez précise de la situation. Elle a d’ailleurs présenté, ce mercredi, une sorte de bilan. Le groupe s’interroge sur ce que prépare la nouvelle municipalité. Sans revenir sur les débats dont certains n’ont pas manqué de « piquant » l’opposition analyse et s’interroge…


Ajaccio : Quatre mois après l’élection les élus de l’opposition municipale s’interrogent

 "Continuité ou rupture ?" La question intéresse beaucoup Paul-Antoine Luciani, chef de file de l'opposition municipale qui commente cette nouvelle phase délicate où une équipe s’est installée aux commandes de la mairie : « Nous comprenons la difficulté qu’il peut y avoir à prendre ses marques même si on a déjà une connaissance de l’appareil communal. Nous avons simplement observé la période de réserve que la courtoisie et le bon sens nous dictaient… »

L’ancien premier adjoint et les membres de son groupe se refusent tout d’abord d’être les boucs émissaires d’une mauvaise gestion. Après l’adoption du compte administratif, l’opposition a jugé opportun de faire les premiers constats et de présenter une première analyse de la situation : « Nous le faisons avec mesure et esprit de responsabilité en précisant qu’il ne peut s’agir que d’un premier point d’étape sans conclusion définitive  » a précisé d’entrée Paul-Antoine Luciani.


Le port, la critique et les chiffres…
L’élu communiste a rappelé le rôle et celui de ses collègues de l’opposition dans la nouvelle assemblée communale : « nous sommes les porte-parole des 12 020 électrices et électeurs qui nous ont fait confiance en mars dernier et leur voix se doit d’être entendue au sein du conseil municipal. C’est notre mission. Celle aussi d’adresser au maire d’Ajaccio un message, celui de tirer personnellement les enseignements qui s’imposent, ceci après la dernière séance du conseil municipal.


Puis il a enchaîné avec la dernière séance du conseil municipal consacrée aux résultats de l’exercice du budget 2013 et, bien entendu, l’incident qui a suivi lors de l’intervention de la conseillère chargée des affaires du port Charles Ornano : « Nous avons eu droit à une charge d’une extrême virulence dirigée contre Charly Cervetti. Intervention truffée de chiffres erronés, ignorant le rapport des services financiers, oubliant même qu’un audit organisationnel et financier de la commune d’Ajaccio et ses satellites était à l’ordre du jour de cette séance. Cette intervention contenait de graves accusations concernant l’ancien adjoint délégué au port Charles Ornano, affirmant même que depuis treize ans, les conventions du port de plaisance étaient des actes inexistants et non créateurs de droit. En clair, tout cela était illégal. Ce sont de graves allégations qui figurent d’ailleurs dans le procès-verbal de séance. »

Charly Cervetti, présent à cette conférence de presse a aussitôt apporté toutes les réponses chiffrées aux déclarations publiques qui ont défiguré sa gestion et son bilan.

Cependant, Paul-Antoine Luciani n’a pas manqué de souligner un autre détail : « On remarquera sur un plan moral et politique, que le maire, absent au moment des faits et saisi de notre demande, n’a pas jugé utile de prendre ses distances avec cette agression caractérisée et personnalisée. On peut penser, dans ces conditions, que, au fond, cette polémique virulente et injurieuse ne le dérange pas trop ! »

Paul-Antoine Luciani est revenu également sur la campagne et sur « l’équipe qui a fait beaucoup de mal à Ajaccio » l’endettement, le contexte général et autres arguments financiers : « Nous n’ignorons rien des difficultés financières d’Ajaccio. Elles sont anciennes et structurelles et nous avons déployé d’énormes efforts pour les surmonter. Nous avons mobilisé des aides extérieurs importantes qui, sans endetter la commune, nous ont permis d’équiper la ville et d’engager de grands projets. Mais la ville n’est pas ruinée. Il n’est pas acceptable de peindre tout en noir, de nier les évidences, de se donner un beau rôle pour demain et de se chercher, en attendant, une couverture commode pour camoufler ses crispations idéologiques, ses insuffisances et ses options réelles… »

Et après, continuité ou rupture ?
Pour l’élu de l’opposition, il est temps maintenant d’afficher clairement quelques unes des grandes orientations (et de rappeler la création de la soixantaine d’opérations ORU et l’ANRU des années 2000 et de la soixantaine d’opérations menées à terme) : « Nous ne demandons pas à la majorité qu’elle sorte de son chapeau un projet tout neuf, mais nous attendons qu’elle s’engage à poursuivre et à réaliser ce qui a été voté, le plus souvent avec son concours quand elle était dans l’opposition. Les Ajacciens sont condamnés pour le moment à croire le maire sur parole. Ils vont rapidement constater que la réalité ne correspond pas toujours aux déclarations d’intention… »

Le parking aussi…
Paul-Antoine Luciani estime que la direction municipale doit choisir entre deux options contradictoires : « l’intérêt général lui impose la continuité dans de nombreux domaines. Consciente de la difficulté, la majorité hésite entre la continuité contrainte et la rupture inavouable. Elle avance à pas de loup sur un terrain qu’elle devine miné. Le dossier le plus emblématique de cette prudence inefficace : le parking Campinchi. Il illustre l’embarras de la direction municipale, partagée entre des injonctions multiples et contradictoires. Promesse électorale de conserver le quai napoléonien, rompre avec le choix de ses prédécesseurs, contraintes économiques, attente des commerçants, des automobilistes, la qualité urbaine, l’absence d’un projet alternatif d’aménagement de la place…Le maire veut transférer vers l’état la charge d’une décision qui est de la compétence communale. Nous lui demandons de prendre enfin ses responsabilités. Il faut répondre à la question : ce parking, doit-il être achevé ? Notre réponse est claire : oui ! C’est un équipement nécessaire. »


Paul-Antoine Luciani a rappelé que la problématique archéologique avait été prévue dans le contrat de délégation : « Le diagnostic préalable a respecté ce principe et révélé l’existence des quais. Ils présentent un intérêt historique indiscutable. Pour nous, la réponse est claire : Il faut reprendre la proposition initiale qui consistait à installer, à leur place habituelle qui délimite l’emprise de l’ancien port, mais au niveau prévu de la place à aménager, des pans significatifs de ces quais comme témoins de l’ancienne destination des lieux. Il faut achever le parking. La réponse ne devrait plus tarder… » 


Dernier point soulevé par l’opposition municipale, le baptistère San Ghjuva. Un courrier a été envoyé au maire. Il concerne une proposition relative à l’achèvement du petit musée prévu sur le sitr Alban : « Nous avons écrit au maire pour lui suggérer de prendre rapidement une initiative simple, à savoir de constituer un groupe de travail pour activer le chantier, préparer la cession de ce petit musée dans le patrimoine communal et soutenir deux publications de haut niveau relatives à notre patrimoine. »

J. F.





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