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Ajaccio : Le dispositif d'insertion pour un nouvel avenir en place


Rédigé par le Mardi 5 Mars 2013 à 23:15 | Modifié le Mercredi 6 Mars 2013 - 13:47


Laurent Marcangeli, président de la commission de la cohésion sociale et de la santé du conseil général de la Corse-du-Sud qui représentait Jean-Jacques Panunzi, le président de la collectivité départementale,,et Jean-Louis Luciani président du centre du sport et de la jeunesse de Corse, ont signé lundi une convention pour la mise en place officielle du dispositif « Projet Jeune DINA » (Dispositif d’Insertion pour un nouvel Avenir). C


Les représentants du CG2A et du CSJC / Photo Marilyne SANTI
Les représentants du CG2A et du CSJC / Photo Marilyne SANTI

Signature de contrat des premiers stagiaires / Photo Marilyne SANTI
Signature de contrat des premiers stagiaires / Photo Marilyne SANTI

Cette signature est le résultat d’une  volonté, pour les deux partenaires, de s’investir auprès des jeunes de 16 à 25 ans et particulièrement lorsque ceux-ci sont déscolarisés, en difficulté d'insertion ou en rupture sociale.
Ce projet expérimental, en collaboration avec le service public de l’emploi (Etat, Missions locales d’Ajaccio et du Sud de la Corse, Pôle Emploi),  se fonde sur un partenariat à la fois logistique et pédagogique. Cette initiative pourrait devenir à terme une école de la deuxième chance, qui fait actuellement défaut en Corse-du-Sud. 
La première session qui a débuté en février, se déroulera jusqu’au moi de juillet 2013. Une douzaine de stagiaires bénéficieront de 840 heures d’intervention dont 273 en stage. Leur rémunération se fera selon les critères de la formation professionnelle adulte et par la CTC (environ 40 000€). Le coût total prévisionnel de ce dispositif est de 162 914 €
 financé par le CG2A (dont 20 660 € d'hébergement des stagiaires). Ce financement pourrait bénéficier d’une compensation appelée au titre du FSE qui s’élève à 81 457 €  (Taux d’intervention : 50% du Coût total prévisionnel de l’opération - Taux prévu à la mesure 3.1.3 du  PO FSE). 

Le recrutement des candidats est effectué en concertation avec les partenaires du service public de l’emploi local, qui sont prescripteurs. Chaque membre du groupe aura un suivi adapté pour permettre une sortie en milieu professionnel individualisée. 

L’alternance est mise en place en étroite collaboration avec le réseau des entreprises constitué avec les partenaires  que sont la Chambre de Métiers, le MEDE, l’Institut Consulaire, le Pôle Emploi, les Missions Locales. 

Ouvert à tout le monde, l’internat de 82 lits du CSJC pourra aussi accueillir la jeunesse du rural. Six mois seront nécessaires pour mettre en place un projet professionnel et chacun des stagiaires aura un suivi au-delà de 3 à 6 mois (rdv, fiches de suivi…) 

Une deuxième session et déjà prévu et débutera fin septembre début octobre 2013. 

Ce dispositif expérimental permettra aux inscrits de se  remotiver, se responsabiliser, et se remobiliser pour recommencer à apprendre, mais de façon différente, avec des méthodes atypiques, et des actions tant individuelles que collectives. 


Compétences transférables

Quelques stagiaires de la première promotion / Photos Marilyne SANTI
Quelques stagiaires de la première promotion / Photos Marilyne SANTI

Chaque phase aura son bilan individualisé, qui permettra de déterminer, soit la poursuite du parcours individualisé, soit une sortie du dispositif, avec une orientation vers la mission locale ou d’autres partenaires.
A l’issue de la formation, le dispositif aura permis aux stagiaires de développer des compétences transférables dans la plupart des propositions de formation, d’apprentissage, d’insertion et d’emploi qui leurs seront offertes. La remise à niveau des connaissances de base et des compétences sociales leur permettra, dans le meilleur des cas, d’envisager l’entrée dans les formations de niveau V (type plate forme ou CAP) ou IV (type brevet professionnel). Des sorties positives directement vers l’emploi pourront être envisagées en fonction du parcours du stagiaire.


Les bonnes méthodes

Les savoirs (socle commun de connaissance et compétences) seront abordés avec les méthodes suivantes : 

- l’utilisation de méthodes pédagogiques actives qui privilégies les mises en situation, la pédagogie de projet, la résolution de problème. Elles sont plus adaptées au public concerné qui présentent souvent, suite à un échec dans le cursus traditionnel, un véritable blocage face à l’école. Les formateurs du CSJC travailleront dans une logique interdisciplinaire de production de savoirs, à partir de l’explicitation et de la problématisation des situations vécues. Le contenu théorique n’est pas exclu, mais il sera dispensé en complément de l’analyse de situations professionnelles vécues.

-l ’apprentissage par l’expérience, outil au service de la construction d’équipe et de la performance collective. Il est basé sur des activités de pleine nature, développées au sein du CSJC. Il s’agit de la méthode ARDI (Apprentissage et Amélioration des performances par la Réalisation des Défits Innovants). Les équipes pédagogiques se sont inspirées d’une méthode d’apprentissage par expérience très développée dans les pays anglo-saxon (sous le label Outward Bound International, présent dans 40 pays), et souvent utilisée auprès des jeunes publics en difficulté.

-l es outils et les techniques d’éducation populaire : théâtre, forum, technique de théâtre, ateliers d’écriture (histoire de vie, slam), ateliers corps-voix, créations d’œuvres collectives, éducation à l’image… Autant d’outils pédagogiques riches et adaptées aux objectifs ambitieux de l’école de la deuxième chance, et aux spécificités du public concerné. 

- enfin la médiation numérique. L’école de la deuxième chance a pour objectif d’accompagner les jeunes gens à devenir des acteurs économiques (capables de produire, de coopérer, de co-construire, d’entreprendre…) et des acteurs de la sphère sociale (capable de s’exprimer, de donner leur avis, de participer au débat public…) Les techniques de l’information et de la communication sont des outils essentiels en ce domaine, qui contribueront à atteindre ces objectifs. Elles recèlent des potentialités nouvelles, que les jeunes ont tout intérêt à s’approprier, pour saisir au mieux les opportunités économiques et sociales qui se présenteront. Il s’agit de leur faire utiliser différemment ces technologies familières, pour développer des usages nouveaux.
L’objectif de ces méthodes, est de favoriser la construction d’individus autonomes, acteurs de la société, capables de se situer dans un monde complexe et d’y exercer leur libre arbitre. Pour atteindre ce but, il s’agit donc de les aider à développer des capacités d’analyses critiques solides, prioritairement en ce qui concerne les personnes les plus fragiles et en particulier les jeunes très éloignés de l’emploi. Il s’agit aussi, de leur permettre à terme, de saisir des opportunités économiques improbables en début de formation. Ils pourront le faire une fois la confiance et l’estime de soi restaurées la compréhension du système et des enjeux acquise et la capacité à exercer son libre arbitre. 





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