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Ajacccio : Les locaux du GIR de la Police visés par un attentat


le Dimanche 26 Mai 2013 à 13:54 | Modifié le Lundi 27 Mai 2013 - 01:59


La charge de forte puissance, une bouteille de gaz couplée à un dispositif de mise à feu a causé d’importants dégâts au bâtiment, qui abrite également le centre d’écoute du groupement. Un incendie, conséquence de l’explosion, a eu raison de la structure, endommagée par les flammes. Toutefois, aucun blessé n’est à déplorer et pour l’heure, l’attentat n’a pas été revendiqué. C’est le parquet anti-terroriste de Paris qui a été chargé de l’enquête et qui l’a confiée à la Direction Régionale de la Police Judiciaire.


L'attentat qui s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche et qui visait les locaux du GIR d'Ajaccio n'a fait aucun bléssé. Pour l'heure, aucune revendication n'a été effectuée. (Photo : France3 Corsica Via Stella)
L'attentat qui s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche et qui visait les locaux du GIR d'Ajaccio n'a fait aucun bléssé. Pour l'heure, aucune revendication n'a été effectuée. (Photo : France3 Corsica Via Stella)
C’est dans le courant de la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de 3h30, qu’une importante déflagration a retenti sur la route de Campo Dell’Oro, près de l’aéroport Napoléon-Bonaparte, à la sortie d’Ajaccio. Ce sont les locaux du Groupe d’Intervention Régional de la Police (GIR), structure pluridisciplinaire chargée de la lutte contre la délinquance sous ses divers aspects, qui ont été la cible d’un attentat à l’explosif.
 
Le bâtiment du centre d’écoutes particulièrement visé
C’est une charge de forte puissance, composée d’une bouteille de gaz couplée à un dispositif de mise à feu qui a causé d’importants dégâts au bâtiment sous l’effet de l’explosion. Par ailleurs, un incendie a suivi et les flammes ont endommagé encore davantage la structure, qui abrite également le centre d’écoutes téléphoniques du Groupement. Selon les premières déclarations, outre le bâtiment, du matériel informatique ainsi que du mobilier divers ont également été détruits. Toutefois, les bâtiments de la Police aux Frontières (PAF) et de la Brigade de recherche et d’Intervention (BRI) n’ont pas été touchés, a précisé une source proche de l’enquête. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.
Par ailleurs, le préfet de région, Patrick Strzoda, ainsi que le Procureur de la République d'Ajaccio, Xavier Bonhomme, se sont rapidement rendus sur place. Le secteur a été quadrillé par d’importants déploiements des fonctionnaires de la Police durant toute la nuit. Les techniciens de la police scientifique pour leur part, travaillaient encore dimanche matin à la recherche d’indices.

Les forces de l'ordre ont quadrillé le secteur durant toute la nuit. Puis, les techniciens de la Police Scientifique sont entrés en action à la recherche d'éventuels indices. (Photos : France3 Corsica Via Stella)
Analyse des données des systèmes de vidéosurveillance situés aux alentours
Concernant le modus operandi des auteurs des faits, il semblerait que ces derniers aient forcé un grillage de protection autour de la structure pour pouvoir pénétrer dans l’enceinte. Puis ils se seraient directement rendus au bâtiment du GIR pour installer leur charge avant de disparaître dans la nuit. Un mode opératoire qui fait penser aux enquêteurs que c’était bien ce service en particulier qui était visé par les auteurs. Le site des forces de l’ordre n’était pas particulièrement protégé et ne bénéficiait pas d’un dispositif de vidéosurveillance dédié. Toutefois, toujours selon une source proche de l’enquête, d’autres images de systèmes de vidéosurveillance situés aux alentours des lieux de l’attentat auraient été saisies par les enquêteurs qui seraient en train de les analyser afin de tenter d’y trouver des indices aptes à faire avancer leurs investigations. Mais pour l’heure, aucune piste particulière ne serait privilégiée.
 Aucune revendication n’a par ailleurs encore été effectuée. C’est le parquet anti-terroriste de Paris qui, comme toujours dans ce genre de cas, a été chargé de l’enquête qu’il a confiée à la Direction régionale de la Police Judiciaire (DRPJ).

Yannis-Christophe GARCIA

REACTION DU MINISTRE DE L'INTERIEUR
Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a précisé que l’attentat avait été perpétré « par le moyen d'une bonbonne de gaz », condamnant « avec une très grande sévérité l'attentat ». Le ministre a par ailleurs ajouté que le GIR « sera immédiatement réinstallé dans de nouveaux locaux avec ses archives informatiques, protégées à distance ».
Affirmant que « l’efficacité des services d’enquête dérange manifestement des intérêts établis et tous les moyens nécessaires seront déployés pour les confondre", le ministre de l'Intérieur, a apporté son « entier soutien à tous les agents publics qui œuvrent avec courage et détermination, en Corse et sur le continent, contre la criminalité organisée et les dérives mafieuses qui affectent l’île au détriment de son développement économique et social. Les nombreuses interpellations réalisées ces dernières semaines, dans des affaires d’homicides, d’associations de malfaiteurs, de blanchiment ou de rackets, sont la preuve de leur engagement. » a t-il assuré.
 

La LDH condamne

"La LDH condamne avec la plus grande fermeté l'attentat qui a visé les locaux du groupement d'intervention régional à Ajaccio. Elle rappelle que le GIR a pour mission de lutter contre l'économie souterraine. La répression contre cette délinquance est une nécessite démocratique. Ceux qui veulent neutraliser l'action de l'état dans ce domaine n'ont qu'un objectif ; faire de la Corse une zone de non droit."



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