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Aéroport d'Aiacciu : Le Paris de Dimanche est parti Lundi !


le Lundi 25 Février 2013 à 22:52 | Modifié le Mardi 26 Février 2013 - 09:33


Les passagers du vol orchestré par Air Corsica, qui devait rallier Paris Dimanche soir, ont dû rester sur place. En effet, à la suite des chutes de neige en région ajaccienne, ainsi qu'au givre qui s'était emparé de la piste, le commandant de bord a refusé de décoller, même après intervention des agents de piste. De plus, l'ATR Aiacciu-Nice, sur lequel devaient être reclassés les passagers désirant tout de même partir... n'est pas parti lui non-plus. Il a donc fallu, pour la plupart des passagers, patienter jusqu'au lendemain, au risque, pour certains, de rater leur correspondance.


Le petit ATR, prédestiné à assurer les liaisons entre Aiacciu et Nice, n'a lui non plus pas connu un bon sort. Une panne de radar comme seule excuse...
Le petit ATR, prédestiné à assurer les liaisons entre Aiacciu et Nice, n'a lui non plus pas connu un bon sort. Une panne de radar comme seule excuse...
C'est une soirée plus longue que prévue qu'on dû passer les détenteurs d'un billet pour le vol d'Air Corsica, à destination de Paris CDG, ce Dimanche soir, En effet, l'Airbus A380 qui devait, comme chaque jour, rejoindre la capitale, a dû se résoudre à rester cloué au sol. Sont en cause les chutes de neige, ainsi que les températures glaciales qui ont d'ailleurs paralysé le trafic pendant quelques heures.
Si l'aéroport Ajaccien n'est que rarement bloqué, il n'en n'est pas moins, lui aussi, soumis aux conditions climatiques plus qu'instables qui ont sévi ce week-end sur le pays ajaccien. Car outre la neige, abondante, et qui a contraint les responsables du trafic aérien à prononcer, en fin d'après-midi, la suspension provisoire des départs et arrivées, un autre évènement allait suivre.

Dégivrage manuel

La première des causes de ce qui aurait dû, à priori, ne rester qu'un simple retard, fut le gel. Avec les précipitations qu'a connu la ville et ses environs, difficile de protéger un endroit aussi découvert que la piste et ses avions. Pourtant, les agents de piste ont fait tout ce qui était en leur pouvoir, premièrement pour dégivrer l'appareil (notamment au niveau des volets), qui était resté trop longtemps sur sa voie de parking, deuxièmement pour gérer un autre problème : le gel du bout de la piste, plus exposé au vent froid venu de l'Ouest que le coté opposé (coté montagne). 
Après un premier dégivrage, donc, le commandant demande l'autorisation de décoller, l'obtient, mais au moment de s'élancer du bout Est de la piste, reçoit l'ordre de ne pas démarrer la procédure, à cause du problème évoqué plus haut. Chose faite donc, les passagers patientent à l'intérieur de la cabine, et prennent leur mal en patience. Quelques minutes plus tard, la piste est abordable, et la tour redonne l'autorisation de décollage au cockpit...
...sauf que le nez de l'Airbus est à nouveau gelé! Retour au parking pour une nouvelle opération dégivrage, mais cette fois, en raison du retard engendré, le commandant de bord décide qu'il est trop tard pour ce vol, et que l'avion ne décollera pas. Ce qui ne fut pas sans agacer quelques peu les clients de la compagnie corse.

La cerise

Débarqués, et regroupés dans l'aérogare, les passagers du Paris se dirigent naturellement vers le guichet prévu à cet effet, et après discussions (longues), l'option est proposée, pour les passagers désirant toujours partir, de reclasser tout ce beau monde sur l'ATR en partance pour Nice, qui décollait sur les coups de 23 heures. Seuls huit passagers embarquent sur le total initial, car des correspondances et autres obligations attendent ceux-ci à Roissy. 
Mais comme deux malheurs n'arrivent jamais seuls, voici maintenant que l'on signale une panne de radar sur l'ATR, la faute selon la version officielle, à une passerelle qui aurait heurté le nez de l'appareil au moment de sa préparation! Le Nice non plus, ne partit pas, et les quarante passagers qui l'attendaient sur la Côte d'Azur pour faire le chemin inverse sont aussi restés sur le carreau.
Au dénouement, les infortunés passagers du Nice ont rejoint Orly sur le premier vol disponible, le lendemain à 7 heures (départ d'Aiacciu). Seulement, pour certains, cela faisait bien trop court pour attraper au vol une correspondance à... Roissy-CDG, à une heure de route. Des vacances un tant soit peut gâchées, à cause d'une erreur de pilotage au sol, donc... Qu'on se le dise, le ciel est parfois plus sûr que la terre ! 




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