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ATC : Le transport, pierre angulaire du "Livre Blanc" du tourisme en Corse


le Lundi 1 Décembre 2014 à 17:35 | Modifié le Lundi 1 Décembre 2014 - 17:53


En tout début d’année, Vanina Pieri et ses collaborateurs de l’Agence du Tourisme de la Corse se sont engagés à mener une réflexion sur l’avenir du tourisme en Corse avec l’ensemble des acteurs du premier secteur d’activité économique de la Corse. Plusieurs de ces rencontres constructives ont été organisées avec les professionnels du tourisme corse et les élus sur les différents territoires avant la fin du premier trimestre de cette année, à savoir la Castagniccia Mare e Monti, Corse Orientale, Ouest Corsica, Pays d’Ajaccio, Pays de Bastia, Sud Corse, Taravo-Valinco-Sartenais, Centru di Corsica et la Balagne. A la veille de la présentation officielle du Livre Blanc du Tourisme Corse, Vanina Pieri a fait le point


ATC : Le transport, pierre angulaire du "Livre Blanc" du tourisme en Corse
La présidente de l’Agence du Tourisme de la Corse avait à ses côtés Didier Leonetti, directeur général, Dominique Subrini, président de l’hôtellerie de plein air et Jean-Louis Moretti, président de la commission d’observation.
La démarche entreprise a duré une bonne dizaine de mois au cours desquels les rencontres se sont succédé à la vitesse grand V pour l’équipe de l’ATC. On se rappelle en effet que les assises du tourisme avaient débouché sur un certain nombre de propositions pour l’avenir de ce secteur en perpétuel mouvement. Vanina Pieri avait déclaré à l’époque, face à une centaine de professionnels et d’institutionnels : « Nous faisons le pari d’une Corse apaisée et fière de son développement » réaffirmant ainsi son ambition pour l’essor de ce secteur présenté comme un élément essentiel sur la Corse, secteur qui réalise 13% du PIB. La présidente de l’ATC avait fortement défendu sa politique et ses objectifs. Tout cela a été évoqué, lundi matin, ors de la conférence de presse, tout comme les transports, la grève de la SNCM, les chiffres, le Padduc et autres stratégies de développement, les différentes démarches et les 30 propositions pour le Tourisme en Corse. En clair, une feuille de route comme celle présentée en 2011 à l’Assemblée de Corse avec ses différentes étapes pour en faire une force de proposition.


La problématique des transports…
« On a évoqué une saison plus ou moins mauvaise, pour certains, on a bien sûr parlé de la grève de la SNCM et des chiffres de l’INSEE qui évoquent une situation catastrophique, le mois de septembre avec une reprise de l’activité, en tout cas supérieure au même mois de la saison précédente » a souligné Dominique Subrini, le président de la fédération de l’industrie et l’hôtellerie de plein air, qui a estimé la réponse de l’Etat substantielle mais insuffisante. Il a également parlé du Padduc, de son importance qui a fort heureusement préservé la culture et l’environnement, ce qui est primordial selon lui pour le tourisme insulaire et son développement économique. La communication est un élément majeur pour les échanges et la problématique des transports : « Si on en est arrivé là, c’est que quelque part, nous sommes tous des gens capables certes, mais on est aujourd’hui face au mur, nous n’avons plus d’argent. Donc, il faut faire extrêmement attention, économiser, et cela, le budget nous l’impose. Il faut trouver une nouvelle mouture pour les transports, élément majeur de notre avenir. L’ATC travaille, elle avance. »


De son côté, Didier Leonetti a mis l’accent sur la fréquentation et la consommation, de la stabilité du tourisme
insulaire mais aussi de la progression avec 3,3 millions de passagers en Corse. Le directeur général de l’ATC a parlé de l’encourageante progression de l’aérien en revenant sur les chiffres historique de 2013 et de la répartition touristique Français-étrangers (60/40) sans oublier les structures d’accueil qui ont généré 2,5 milliards de chiffre d’affaires : « à l’échelle de la Corse, l’industrie touristique est différente des autres régions françaises. Quand l'on sait que sept clients sur dix organisent leurs vacances en passant par Internet, on ne peut faire l'impasse sur ce phénomène qui est tout sauf un phénomène de mode. Mais qui tendra à tisser sa toile de plus en plus au fil des ans… »


Vanina Pieri : l’aérien prends les devants…
- L’étalement de la saison touristique, on en parle depuis des années de ce cheval de bataille, ou en est-on aujourd’hui ?
- Aujourd’hui, on constate très concrètement qu’il y a un allongement de la saison, les chiffres présentés le prouvent. Ce qui est doublement intéressant pour nous c’est que la saison s’étale avec une clientèle étrangère qui est beaucoup plus présente qu’elle ne l’était il y a quelques années. Cela s’explique par toutes les actions qui ont été menées avec les chambres Consulaires sur l’offre aérienne. L’offre historique de 2013 s’est confirmée en 2014 ; cela permet de compenser la perte de la clientèle maritime. Donc, double satisfaction et étalement de la saison avec la clientèle étrangère. 

- Donc, la clientèle de l’aérien prend les devants ?
- Tout à fait. En dehors des Allemands qui sont coutumiers du maritime, la clientèle scandinave, anglaise, de l’Europe du Nord en général vient davantage par avion et le fait d’avoir développé  des lignes directes sur une saison qui s’étale permet en effet d’attirer une nouvelle clientèle. C’est un très bon point pour nous et l’on ne va pas s’en satisfaire bien entendu car il faut impérativement continuer. Aujourd’hui il n’y a plus que 7 marchés prioritaires à l’ATC en lieu et place de 28. Donc on continue ces efforts avec les consulaires et on espère que ça va payer mais comme toute démarche de développement, il faut lui laisser un peu de temps. On le couple aujourd’hui par un dispositif transport sur les lignes internationales. On va d’ailleurs demander une dérogation à l’Union Européenne pour pouvoir créer une politique publique autour de ce développement de transport touristique qui est très important et vital pour la Corse.

- C’est l’un des grands objectifs du Livre Blanc ?
- C’est en effet l’un des objectifs du Livre Blanc car la pierre angulaire c’est le transport. On ne peut pas donner d’aide au développement économique, c’est illégal. On va tacher de faire la démonstration à l’Europe qu’en Corse il faut créer le marché. Avant de le réguler il faut le créer et aujourd’hui s’il n’y a pas une politique publique d’aide en faveur des transports à l’année, ce marché là ne pourra pas se développer. Oui, c’est l’un de mes objectifs prioritaire.

-Tourisme industriel et tourisme loisirs, lequel choisir ?
- La différence c’est que dans beaucoup de pays européens, ils disposent d’un tourisme attractif et donc le tourisme est vécu comme une industrie. C’est une industrie à part entière et donc pas une sous-économie. On sait que le tourisme rapporte, on c’est qu’il n’est pas délocalisable et cela est important. Dans le cadre d’une mondialisation, on sait qu’il est source de richesse créée mais pour réussir ce pari, il faut le considérer comme une industrie et non pas comme une économie de loisir à rattacher à quelque chose. On le voit au niveau gouvernemental, dans les ministères il n’y a jamais eu de ministre véritablement dédié au tourisme avec le budget qui va avec.  Je pense sincèrement qu’il faut changer cela et si on revient sur la Corse, je pense qu’aujourd’hui il faut se mettre dans le train et considérer enfin  le tourisme comme le levier du développement économique en Corse. Pour cela, il faut lui donner les moyens de se pérenniser, de se structurer davantage.

- Un dernier commentaire sur la saison 2014 ?
- En matière de fréquentation, elle est supérieure par rapport à 2013, mais lorsqu’on regarde un peu les chiffres, on se rend compte qu’il y a une érosion sur les nuitées. Il y a une façon de l’expliquer par deux choses : 
- Tout d’abord, il faut être davantage aux côtés des socioprofessionnels pour les faire gagner en compétitivité, qu’ils puissent attirer la clientèle dans l’offre marchande
- Ensuite, il faut que l’on fasse un effort sur la promotion en faveur d’une clientèle plus précise et, sur le package que l’on fait actuellement sur internet, permettre aux gens de venir dans cette offre marchande. »
J. F.
 




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