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A Ajaccio et Bastia : Des centaines de personnes rassemblées pour dire non à l’horreur


Rédigé par le Mercredi 7 Janvier 2015 à 22:25 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 16:51


Mercredi soir, c’est une foule compacte qui s’est rassemblée devant les grilles des préfectures de Corse afin de témoigner son soutien aux victimes de l’attaque sanglante qui avait fait 12 morts dans les locaux Charlie Hebdo, à Paris, plus tôt dans la journée


A Ajaccio et Bastia : Des centaines de personnes rassemblées pour dire non à l’horreur
« Irréel ». C’est le mot qui revenait le plus souvent dans la bouche des centaines de personnes rassemblées mercredi soir, devant les grilles des préfectures d’Ajaccio et de Bastia. On ne veut pas croire. On ne veut pas admettre que le pire a pu se produire. Comme si personne ne voulait encore accepter que le scénario de cette folle journée, ne soit pas celui d’un film de cinéma. L’expression d’un désarroi unanime. Le désarroi face à l’horreur de l’attaque sanglante perpétrée dans les locaux de Charlie Hebdo, plus tôt dans la journée, à Paris.
 
Et à l’heure où le pays, meurtri en plein cœur, voyait se multiplier les rassemblements spontanés, à Ajaccio aussi, beaucoup ont donc été ceux qui ont tenus à venir témoigner leur soutien face à cet attentat. Une foule compacte, parmi laquelle on comptait des dizaines de représentants des médias, et autres personnalités locales, dont le Préfet et le président de l’Assemblée de Corse, mais aussi de très nombreux anonymes. Tous unis pour dire non. Non à l’horreur. Non à la peur. Non à la barbarie. Non à ces meurtres gratuits.
 
« Ce sont des symboles fondamentaux de la démocratie qui ont été touchés aujourd’hui. C’est tout le monde qui se sent touché. C’est le peuple qui est blessé. C’est la parole qui est enlevée de façon lâche, de façon terrible dans l’espoir que d’autres ne continuent pas à l’utiliser, alors qu’ils continueront, bien sûr », s’est ainsi indigné le journaliste Petru leca.
 
Pendant de longues minutes, le silence a semblé régner en maitre sur le cours Napoléon. Comme si l’espace d’un instant, la rumeur de la ville s’était éteinte pour pleurer elle aussi les victimes de l’attaque. Ici et là, des écriteaux « Je suis Charlie » se sont élevés, tandis que les journalistes insulaires ont, eux, brandit leur carte de presse vers le ciel, comme ultime hommage à leurs confrères décédés sur l’autel de la liberté d’expression.

Ajaccio et Bastia, comme des centaines d'autres villes françaises et européennes, étaient, elles aussi, « Charlie » mercredi soir.
A la suite de la journée de deuil national décrétée par le président de la République, un moment de recueillement se tiendra à nouveau devant la préfecture, jeudi à 12 heures.


Manon PERELLI
 







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